|
Mars
2001

Page 3

L'efficacité
des secours est également mise en cause malgré le dévouement
des volontaires et la mobilisation de l'armée qui ont permis
de sauver de nombreuses vies.
Le quotidien pakistanais Dawn
se fait l'écho du malaise: «Des
survivants exaspérés ont accusé les autorités de mener des
opérations de secours lentes qui ont laissé des milliers de
personnes prisonnières sous les décombres tandis que les espoirs
de sauvetage s'amenuisaient».
La presse indienne reconnaît que
tout ne s'est pas passé dans des conditions optimales. Dans
certains endroits, «jusqu'à 48 heures se sont écoulées avant
que les secours ne soient lancés», déplore The Times of
India.
L'organisation est en cause. The Economic Times
regrette «l'absence d'un plan de gestion des situations de crise
pour régler les problèmes».
Le manque d'équipements adaptés a également coûté la vie à
nombre de personnes. «La majorité des victimes est décédée
après une longue agonie, alors que les secouristes ne parvenaient
pas à les atteindre», constate The Newspaper Today.

«L'Inde
manque de la technologie et des experts nécessaires» pour faire
face à ce genre de situations, note El Pais.
Détecteurs
de chaleurs et de mouvements et autres mini-caméras auraient utilement
complété les lourds marteaux piqueurs mis à
disposition des secouristes indiens.
The Times of India résume de façon
lapidaire l' impact de l'aide internationale: «Too
much, to late». Le problème crucial est désormais d'une
autre nature : sanitaire, il est posé par la décomposition des corps
restés prisonniers des décombres.

Suite
|