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Mars
2001


L'équipe
de Pondichery est revenue dimanche 28 janvier d'Inde. Nous
pensions vous présenter une nouvelle version de Pondichery.com
pleine de nouveautés et d'instants heureux.
Nous
étions à quelques centaines de km de la zone du séisme,
vendredi
26 à 8h50 lorsque la terre a tremblé. Par son
ampleur cette catastrophe, plus fort séisme depuis 50 ans, touche
l'Inde de plein fouet.
Plutôt
que de vous présenter notre rubrique habituelle d'information nous
préférons laisser parler les images.
Vous
trouverez à la 4ème page de cette rubrique quelques pistes pour
aider nos amis indiens.
Pondichery.com
se tient bien évidemment à votre écoute pour soutenir toute
initiative.
Le Gujurat en quelques chiffres: créé en 1966,
population: 41.310.000 habitants, surface 196.000 km2,
composé de 18.114 villages.
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Le
bilan du tremblement de terre qui a frappé l'Inde, le 26 janvier,
n'a cessé de s'alourdir. «D'abord, ils ont dit 200, puis 2.000,
puis 20.000 puis...», rappelle le quotidien indien en ligne The
Newspaper Today.

Plus tard, la BBC rapporte que «le
ministre indien de la Défense, George Fernandes, a estimé que
100.000 personnes sont mortes et que 200.000 ont été blessées».
Le séisme qui a secoué l'Etat de Gujarat pourrait bien être,
d'après The
Hindu, «le plus grave pour l'Inde depuis un siècle».
Celui de 1935 avait coûté la vie à plus de 60.000 individus.

Un
tremblement de terre qui constitue aussi «une rude épreuve pour
l'économie du deuxième
Etat le plus industrialisé de l'Inde», selon The
Economic Times. Ce quotidien indien estime à 3 milliards
de francs les dégâts causés.

Le lourd bilan humain de cette catastrophe génère une polémique
sur la responsabilité des pouvoirs publics. «La triste et amère
vérité est qu'en Inde la cruauté de la nature est plusieurs
fois aggravée par l'insensibilité absolue de l'appareil étatique»,
écrit l'éditorialiste du Newspaper Today. «La vie y est
considérée comme bon marché», ajoute-t-il.
EL Pais souligne que ce drame s'est produit «dans une
zone surpeuplée et pauvre, où la qualité des habitations
est à des années lumière des conditions exigées dans les pays
développés». Car, comme le fait judicieusement remarquer The
Guardian, «les tremblements de terre ne tuent pas, ce
sont les écroulements d'immeubles qui tuent».
Le moins qu'on
puisse dire est que beaucoup d'entre eux n'étaient pas préparés
à pareille épreuve. «Des
constructions de pacotille, avec une faible attention aux
normes de sécurité et un respect indigent des règles, sont dans
cet endroit une invitation au désastre», lâche The Economic
Times.
The
Hindustan Times suggère que l'Inde se serve des cartes de
danger sismique pour «établir
des normes de construction» plus strictes. Les technologies
permettant aux édifices de résister aux caprices de l'écorce
terrestre existent certes, mais le simple respect des lois
actuelles est loin d'être acquis.
«Même les règles de base de
la construction sont ignorées par le système corrompu qui lie
promoteurs et politiciens», écrit The Newspaper Today.
«Comme
c'est souvent le cas en Inde, la
corruption est à l'origine de désastres qui auraient pu être
évités», rajoute The
Times of India.
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