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> Carnet de voyage 1999 dans le Sud de l'Inde (3)

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Mercredi 3 - Vendredi 5 Février: Mysore


Après Bandipur, nous poursuivons le voyage vers Mysore. A peine arrivés, nous tombons sous le charme de cette ville assez différente des villes indiennes de même taille. Des avenues larges et relativement propres, des rues commerçantes animées mais non désordonnées, un rythme calme sans la poussière et le bruit habituel des villes, bref un endroit où il fait bon s'arrêter.

L'architecture coloniale de la ville offre de nombreux buts de promenade. Le palais du Maharaja en plein centre ville donne une idée du faste tape-à-l'œil et grandiose dont ont pu être capables les princes de l'Inde. Sa visite à elle seule mérite le détour par Mysore.

Mysore
la garde personnelle du Maharaja

Nous avons choisi de loger à l'hôtel Hoysala, une vaste maison coloniale gérée par l'office du tourisme KSTDC. Nous bénéficions d'une grande chambre, d'un petit salon et d'une salle de bain gigantesque avec, chose pas toujours courante, des sanitaires en bon état de fonctionnement et de l'eau chaude: un régal.

Mysore

Durant les trois journées passées à Mysore nous visiterons outre le palais du Maharaja, la "Jaganmohan Palace and Art Galery": une collection étonnante d'objets kitsch, le zoo: très bien entretenu, la cathédrale de Saint Philomène (style néo-gothique) et la "Chamundi Hill".

Mysore


Cette colline haute de 1062m domine la ville et offre un panorama superbe. Pour y monter les pèlerins (ou les touristes) peuvent emprunter un escalier chaotique de plus de 1000 marches. Une route rend heureusement les choses plus facile par plus de 30 degrés à l'ombre.

Le temple de Sri Chamundeswari haut de 40m qui domine la colline est un lieu de dévotion très fréquenté, c'est aussi devenu le repaire des marchands du temple: de multiples échoppes parsèment les environs.

Mysore


En redescendant par les marches on tombe sur le taureau de Siva, appelé Nandi. Haut de 5 mètres, il a été construit en 1659 et bénéficie des offrandes des pèlerins qui viennent le toucher.
Après la colline, nous faisons halte au Palais de Lalitha Mahal. Il s'agit d'une deuxième résidence du Maharaja de Mysore qui est exploitée en hôtel de luxe par la chaîne Taj.

Après avoir au cours des années visité les plus beaux fleurons de l'hôtellerie indienne, constituée souvent par d'ancien palais, nous ne manquons pas d'apprécier la beauté de cet endroit dont la restauration a été particulièrement soignée.

Mysore

Pour toutes ces ballades dans Mysore nous avons largement utilisé les rickshaws. A la différence de beaucoup de villes les tarifs sont fixes et bas. Inutile de se battre pour négocier les prix, les rickshaws-wallahs d'eux-mêmes mettent le compteur ou annoncent le prix officiel. Une course de 3km est facturée à Mysore Rs 10 soit environ 1,40 FF, difficile de ne pas se laisser tenter.

Pour les repas nous avons essayé plusieurs adresses toutes de bonne qualité:

• Paras Restaurant, un restaurant végétarien typique où les thalis sont copieux et fins,
• le restaurant de l'hôtel Park Lane, cuisines indiennes, chinoise ou occidentale, très bon rapport qualité/prix dans un grand jardin ombragé.
• Shilpashri Restaurant: situé sur la terrasse d'un immeuble sur Ghandi Square, la cuisine y est également variée et excellente dans un cadre agréable et aéré, surtout le soir.

Vendredi 5: trajet Mysore -Bangalore-Hospet-Hampi

Pour le tronçon suivant de notre parcours, nous varions le moyen de locomotion et choisissons le train.
Pour prendre un train en Inde, le voyage et l'aventure commencent avec la réservation du billet. Les chemins de fer indiens sont entièrement informatisés. En dépit des milliers de lignes différentes gérées par les chemins de fer, qui dépendent la plupart du temps d'états différents, tout fonctionne étonnamment bien. On remplit un formulaire très complet: destination, date, classe, numéro du train, nom des voyageurs, âge, sexe. Ces derniers renseignements ont leur importance car la gestion des compartiments, particulièrement pour les trains de nuit, intègre ces critères afin de préserver en toutes circonstances les règles de la bienséance. Et cela marche....

Le train que nous avons choisi fait le parcours de nuit. Durant le trajet Mysore-Bangalore, nous partageons le compartiment avec des indiens et deux australiennes. L'une d'entre elles, adepte du piercing fait l'étonnement des indiens en revissant la pointe qui lui fixe une pierre à la langue. Les indiens la regardent avec compassion. Ces pratiques "tribales" ont depuis longtemps disparu entre Mysore et la "Silicon Valley Indienne".

A Bangalore avant de prendre notre train de nuit, nous avons deux trois heures à tuer. Nous les passons en allant manger une pizza, histoire de se stabiliser les intestins avant une nuit en train!
La ville nous apparaît bruyante, et agitée au sortir de Mysore.
Le retour à la gare est problématique. Il y a deux gares à Bangalore et bien entendu nous nous retrouvons dans la mauvaise. Heureusement nous avons pris un peu de marge et réussissons à récupérer nos bagages à la "Cloak room", la consigne, pour embarquer dans le train de 22H.


Trouver nos couchettes s'avère facile. Le nom des passagers est affiché sur chaque wagon. Le compartiment est composé de 8 couchettes. Le confort est sommaire mais suffisant. la nuit se déroulera plutôt rapidement. Nous dormons du sommeil des braves!
Nous nous réveillons à 6h30, une heure avant l'arrivée à Hospet. les paysages ont changé nous traversons des campagnes très arides, où l'eau provient essentiellement de systèmes de canaux et d'irrigation.

A Hospet, nous prenons un rickshaw jusqu'à Kamalapuram où nous avons choisi de dormir dans un hôtel gouvernemental géré par l'office de tourisme KSTDC. Le confort est très au dessus de la moyenne.

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