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Mercredi
3 - Vendredi 5 Février: Mysore
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Après Bandipur, nous poursuivons le voyage vers Mysore.
A peine arrivés, nous tombons sous le charme de cette ville
assez différente des villes indiennes de même taille.
Des avenues larges et relativement propres, des rues commerçantes
animées mais non désordonnées, un rythme
calme sans la poussière et le bruit habituel des villes,
bref un endroit où il fait bon s'arrêter.
L'architecture
coloniale de la ville offre de nombreux buts de promenade. Le
palais du Maharaja en plein centre ville donne une idée
du faste tape-à-l'œil et grandiose dont ont pu être
capables les princes de l'Inde. Sa visite à elle seule
mérite le détour par Mysore.

la
garde personnelle du Maharaja
Nous
avons choisi de loger à l'hôtel Hoysala, une vaste
maison coloniale gérée par l'office du tourisme
KSTDC. Nous bénéficions d'une grande chambre, d'un
petit salon et d'une salle de bain gigantesque avec, chose pas
toujours courante, des sanitaires en bon état de fonctionnement
et de l'eau chaude: un régal.

Durant
les trois journées passées à Mysore nous
visiterons outre le palais du Maharaja, la "Jaganmohan Palace
and Art Galery": une collection étonnante d'objets
kitsch, le zoo: très bien entretenu, la cathédrale
de Saint Philomène (style néo-gothique) et la "Chamundi
Hill".

Cette colline haute de 1062m domine la ville et offre un panorama
superbe. Pour y monter les pèlerins (ou les touristes)
peuvent emprunter un escalier chaotique de plus de 1000 marches.
Une route rend heureusement les choses plus facile par plus de
30 degrés à l'ombre.
Le
temple de Sri Chamundeswari haut de 40m qui domine la colline
est un lieu de dévotion très fréquenté,
c'est aussi devenu le repaire des marchands du temple: de multiples
échoppes parsèment les environs.

En redescendant par les marches on tombe sur le taureau de Siva,
appelé Nandi. Haut de 5 mètres, il a été
construit en 1659 et bénéficie des offrandes des
pèlerins qui viennent le toucher.
Après la colline, nous faisons halte au Palais de Lalitha
Mahal. Il s'agit d'une deuxième résidence du Maharaja
de Mysore qui est exploitée en hôtel de luxe par
la chaîne Taj.
Après avoir au cours des années visité les
plus beaux fleurons de l'hôtellerie indienne, constituée
souvent par d'ancien palais, nous ne manquons pas d'apprécier
la beauté de cet endroit dont la restauration a été
particulièrement soignée.

Pour toutes ces ballades dans Mysore nous avons largement utilisé
les rickshaws. A la différence de beaucoup de villes les
tarifs sont fixes et bas. Inutile de se battre pour négocier
les prix, les rickshaws-wallahs d'eux-mêmes mettent le compteur
ou annoncent le prix officiel. Une course de 3km est facturée
à Mysore Rs 10 soit environ 1,40 FF, difficile de ne pas
se laisser tenter.
Pour
les repas nous avons essayé plusieurs adresses toutes de
bonne qualité:
Paras Restaurant, un restaurant végétarien
typique où les thalis sont copieux et fins,
le restaurant de l'hôtel Park Lane, cuisines indiennes,
chinoise ou occidentale, très bon rapport qualité/prix
dans un grand jardin ombragé.
Shilpashri Restaurant: situé sur la terrasse d'un
immeuble sur Ghandi Square, la cuisine y est également
variée et excellente dans un cadre agréable et aéré,
surtout le soir.
Vendredi
5: trajet Mysore -Bangalore-Hospet-Hampi
Pour
le tronçon suivant de notre parcours, nous varions le moyen
de locomotion et choisissons le train.
Pour prendre un train en Inde, le voyage et l'aventure commencent
avec la réservation du billet. Les chemins de fer indiens
sont entièrement informatisés. En dépit des
milliers de lignes différentes gérées par
les chemins de fer, qui dépendent la plupart du temps d'états
différents, tout fonctionne étonnamment bien. On
remplit un formulaire très complet: destination, date,
classe, numéro du train, nom des voyageurs, âge,
sexe. Ces derniers renseignements ont leur importance car la gestion
des compartiments, particulièrement pour les trains de
nuit, intègre ces critères afin de préserver
en toutes circonstances les règles de la bienséance.
Et cela marche....
Le
train que nous avons choisi fait le parcours de nuit. Durant le
trajet Mysore-Bangalore, nous partageons le compartiment avec
des indiens et deux australiennes. L'une d'entre elles, adepte
du piercing fait l'étonnement des indiens en revissant
la pointe qui lui fixe une pierre à la langue. Les indiens
la regardent avec compassion. Ces pratiques "tribales"
ont depuis longtemps disparu entre Mysore et la "Silicon
Valley Indienne".
A
Bangalore avant de prendre notre train de nuit, nous avons deux
trois heures à tuer. Nous les passons en allant manger
une pizza, histoire de se stabiliser les intestins avant une nuit
en train!
La ville nous apparaît bruyante, et agitée au sortir
de Mysore.
Le retour à la gare est problématique. Il y a deux
gares à Bangalore et bien entendu nous nous retrouvons
dans la mauvaise. Heureusement nous avons pris un peu de marge
et réussissons à récupérer nos bagages
à la "Cloak room", la consigne, pour embarquer
dans le train de 22H.
Trouver nos couchettes s'avère facile. Le nom des passagers
est affiché sur chaque wagon. Le compartiment est composé
de 8 couchettes. Le confort est sommaire mais suffisant. la nuit
se déroulera plutôt rapidement. Nous dormons du sommeil
des braves!
Nous nous réveillons à 6h30, une heure avant l'arrivée
à Hospet. les paysages ont changé nous traversons
des campagnes très arides, où l'eau provient essentiellement
de systèmes de canaux et d'irrigation.
A Hospet, nous prenons un rickshaw jusqu'à Kamalapuram
où nous avons choisi de dormir dans un hôtel gouvernemental
géré par l'office de tourisme KSTDC. Le confort
est très au dessus de la moyenne.
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