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> L' Inde et le Cinéma

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Les cinémas de Pondichery

Le cinéma est né sous le signe de l'Inde. Les frères Lumière ont en effet organisé leur première projection publique au "Salon Indien" du Grand Café à Paris. Quelques mois plus tard, leur assistant, Marius Sestier, organisait à Bombay au Watson's Hotel une séance de projection de quelques unes des oeuvres des frères Lumière parmi laquelle "l'arrivée du train en Gare de La Ciotat" était particulièrement appréciée par les public indien.

Le journal "Times of India" invitait ses lecteurs à aller découvrir "la merveille du siècle". Il faudra néanmoins attendre 1913 pour voir le premier film indien. Il sera réalisé par DG Phalke - fils d'un brahmane.

Les cinémas de Pondichery

>Ajantha Theatre

>Anandha & Bala Anandha Theatres

>Anna Theatre

>Balaji Theatre

>Jeeva Rukmani Theatre

>Newtone Theatre

>Jayaram Theatre

>Raja Theatre Naveena Theatre

>Rathna Theatre Raman Theater

 

Lagaan est sorti le 26/06/2002 sur les écrans français

 Kitsch, musical... et un peu longuet.

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Le cinéma made in Bollywood (1) est encore largement méconnu ici, mais les signes avant-coureurs de son abordage se multiplient. En attendant Devdas, projeté à Cannes, annoncé pour la rentrée, voici Lagaan, premier représentant du genre à l'affiche en France, auréolé d'une citation à l'oscar du meilleur film étranger et figurant parmi les plus grands succès du cinéma indien. L'occasion idéale de se mettre dans le bain ? Voire. Le film évoque les premiers frémissements, à la fin du XIXe siècle, de la lutte pour l'indépendance. L'argument, énorme, est purement fictif : les paysans indiens, laminés par l'impôt anglais sur les céréales (le lagaan), se voient proposer un match de cricket, jeu dont ils ignorent tout. S'ils battent leurs occupants britanniques, il seront exemptés de lagaan pendant trois ans ; s'ils perdent, ils devront payer un triple impôt.

Selon une recette éprouvée, le spectacle s'alimente à tous les râteliers, mélo d'amour, comédie musicale, pantalonnade historique, "western curry", drame shakespearien, etc. Il rabiboche sans surprise les différentes castes et communautés indiennes. Et il exalte la virilité de son acteur principal et producteur, la superstar Aamir Khan aux yeux de braise, dont le narcissisme porte, par comparaison, à relativiser celui de Tom Cruise. Mais puisque tout n'est délibérément que kitsch, clichés et conventions, puisque chaque rebondissement est ouvertement prévisible, et la morale du récit à l'avenant, comment s'accommoder sans lassitude d'une durée de 3 h 40 dont la moitié de cricket ? Lagaan est assurément une curiosité pas déplaisante, mais qui prend beaucoup de temps pour ce qu'elle donne.
                       Louis Richard
 
1) Produit par les prolifiques studios de Bombay.

Indien (3h40). Réalisation : Ashutosh Gowariker. Image : Anil Mehta. Musique : A.R. Rahman. Avec : Aamir Kahn (Bhuvan), Gracy Singh (Gauri), Rachel Shelley (Elizabeth Russel), Paul Blackthorne (Russell). Prod. : Aamir Kahn Prod. Distr. : Rezo Films.

Télérama n° 2737 - 29 juin 2002

Le 24/0/2002  est sorti sur les écrans français  Maya, une dénonciation calme et radicale des viols rituels en Inde.



  

Un petit village indien. Maya, 12 ans, habite chez son oncle et sa tante, plus riches que ses parents. Sa vie est heureuse, elle mange à sa faim, elle joue avec son cousin Sanjay. Un jour, curieusement, tout change. 

Voilà un beau film calme et terrifiant qui fustige des traditions imbéciles.



Voir notre page spécial Maya

 

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