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| M.G.
Road |
Abréviation
courante de Mahâtma Gândhi Road |
| Mahâbhârata |
Poème
épique attribué à Vyâsa. L'un des deux grands poèmes
épiques de l'Inde, comportant 200 000 vers; c'est
une oeuvre collective qui s'est élaborée au fil des siècles
(sa forme actuelle date environ du 5 ème siècle). C'est
une saga mythico-historique, contant les hauts faits
guerriers qui se seraient déroulés il y a environ 2 500
ans, entre deux familles royales les Pândava et les
Kaurava; le Mahâbhârata, dont tout Indien connaît
l'histoire, est censé avoir été rédigé par Ganesh
sous la dictée du sage Vyâsa. C'est dans le livre six
que se trouve la Bhagavad Gîtâ
|
| Mahâbhûta |
Les
cinq Eléments (terre, eau, feu, air, éther) |
| Mahârâja |
Titre
qui servit à désigner les rois, dès l'époque de la
dynastie des Kushan (2ème au 3ème siècle de notre ère).
La reine est la Mahârânî |
| Mahârâshtra |
Etat
du sud-ouest de l'Inde. Les sites touristiques et
touristiques les plus connus sont l'Ile d'Elephanta, au
large de Bombay, ainsi que les grottes d'Ellora et
d'Ajanta |
| Mahasiddhi |
Pouvoirs
yogiques |
| Mahavira |
Le
dernier des 24 "passeurs" jains. Fondateur de la
religion Jain, contemporain du Bouddha. Il est, de ce
fait, considéré comme le 24 ème Tirthankara de la
lignée des Maîtres divinisés de cette religion |
| Mahâyâna |
Forme
du Bouddhisme, dite du " Grand Véhicule ",
pratiquée dans les pays du nord (Tibet, Népal, Japon).
On notera cependant que le bouddhisme du Tibet a connu de
profondes transformations, en assimilant la religion
autochtone Bön, et on le désigne habituellement sous le
nom de Vajrayana. Le Bouddhisme du Petit Véhicule (Hînayâna
dit encore Theravâda ou Bouddhisme des anciens), est
pratiqué dans les pays du sud (Indonésie, Sri Lanka,
Thailande, Vietnam). Le Mahâyâna résulte d'un schisme
qui se produisit vers le début de notre ère. Le Hînayâna
met l'accent sur l'objectif de Libération (Moksha)
individuelle du pratiquant (entendons libération des
conditionnements, mais la compréhension de ce concept nécessiterait
de longs développements). Le Mahâyâna se distingue,
entre autres, par le voeu du boddhitsattva, dont
l'objectif est la libération de tous les êtres vivants. |
| Mahîshâsuramardinî |
Forme
très célèbre de Durgâ. Selon le mythe, la déesse,
montée sur son lion et brandissant ses seize bras tous
armés, met à mort le démon-buffle Mahîshâsura. On
rencontre ce type de représentation en de nombreux lieux,
par exemple à Mahabalipuram, au Tamil Nadu |
| Mahmoud
Shah |
IL
fut sultan du Mâlvâ de 1436 à 1469;
Il détruisit de nombreux temples hindous. Ministre de la
dynastie des Ghûri, il s'empara du trône en empoisonnant
son roi et en prenant le titre de sultan. Il est le
constructeur de la forteresse de Mandu où il installa sa
capitale |
| Makara |
Animal
mythique, monture de la Déesse Gangâ. Le makara
constitue également un motif décoratif récurrent dans
les temples du sud de l'Inde, particulièrement ceux édifiés
par les dynasties Chalukya et Hoysala. Cet animal mythique
possède des pattes de lion avec lesquelles il marche
discrètement, un corps de porc qui lui permet de tout digérer,
une trompe d'éléphant, arme redoutable, une gueule de
crocodile qui ne lâche pas ce qu'elle attrape, des yeux
de singe, très vifs, des oreilles de vache, attentives,
et une queue de paon déployée, symbole de beauté |
| Mâlâ |
Chapelet
- rosaire à 108 grains utilisé pour la répétition, généralement
mentale, des mantra (pratique de japa = litanies). En tant
qu'attribut de Ganesh, le mâlâ n'est composé que de 50
grains, autant que de lettres de l'alphabet sanscrit, du
fait que Ganesh est, parmi ses nombreuses fonctions, le
protecteur des lettres. Les grains en question sont des
graines du fruit du rudraksha (un arbuste, l'Eleocarpus
ganitras), réputées
favorables au culte de Shiva (Rudra est l'un des noms de
Shiva). Dans le cas du culte de Vishnu, on utilise des
graines de tulsi (basilic |
| Maladevas |
Démons
forestiers de l'Inde du Sud |
| Malai |
Crème
au lait sucré |
| Malayâlam |
Langue
dravidienne parlée au Kerala |
| Malla |
Dynastie
de la vallée de Kathmandu (Népal) ayant régné du 13ème
au 18 ème siècle; l'apogée, du point de vue de
l'expression culturelle qui subsiste dans les monuments et
la statuaire est surtout postérieure au 16 ème siècle |
| Manas |
Plan
subtil de la pensée, manas est le mental, c'est à dire
le sens intérieur au moyen duquel le monde est perçu;
manas coordonne les perceptions et les nomme grâce aux
expériences antérieures |
| Mandala |
Diagramme
magique représentant la conscience et le cosmos |
| Mandapa |
Salle
hypostyle dans les temples en Inde. Le mandapa est souvent
très développé (mandapa des 100 piliers, des 1000
piliers - en réalité il y en a évidemment moins); les
piliers sont souvent très décorés, sculptés de représentations
de dieux et déesses, de personnages et animaux mythiques.
Le mandapa précède l'entrée dans l'ardha-mandapa (ardha
signifie moitié), lui-même précédant le vestibule qui
donne dans le garbhagriha, partie la plus intérieure et
la plus sacrée du temple, d'accès généralement
interdit |
| Mandara |
Montagne
mythique qui, au début des temps, servit de pivot pour
baratter la "mer de lait" et en obtenir l'amrita,
le nectar d'immortalité. Vishnu prit la forme de la
tortue Kurma et posa le mont Mandara sur sa carapace; les
dieux et démons se rassemblèrent alors, prirent le
serpent Vasuki comme corde, et commencèrent le barattage.
Des choses merveilleuses, des dieux et déesses (dont la
belle Lakshmî, déesse de la Beauté et de la Richesse,
qui allait devenir la Shakti de Vishnu) et l'amrita en
sortirent. Les dieux purent s'emparer du nectar, le
burent, devinrent ainsi immortels et vainquirent les démons
qu'ils expédièrent dans les mondes souterrains |
| Mantra |
Syllabe
sacrée incantation rituelle constituée de phonèmes sacrés
adressés à un dieu; exemple : Om Ganeshaya Namaha (Om,
salut au Seigneur Ganesh). Le même mantra, répété un
nombre incalculable de fois par le fidèle, est doté
d'une énergie propre qui permet l'obtention d'états de
conscience supérieurs. Normalement un mantra n'est
"efficace" que s'il est donné au disciple par
son maître spirituel. Chaque divinité est liée à un ou
plusieurs mantra spécifiques. Le mantra primordial est
OM. Les mantra tantriques, souvent constitués d'une série
de bija-mantra monosyllabiques, ont des pouvoirs
particuliers; mais leur pratique est difficile (il faut
que la prononciation en soit parfaite) et peut, en cas
d'erreur, avoir des conséquences néfastes pour le
pratiquant
|
| Manu |
Père
de la race humaine. Premier homme de l'ère du Kali Yuga.
Il fut le rédacteur mythique des "Lois de
Manu", corpus sanscrit des textes de droit réglementant
la vie religieuse et sociale; l'influence de ce texte
s'est très longtemps prolongée. Les Purâna font état
de 14 Manu (législateurs), dont sept sont encore à venir |
| Marâtha |
Désigne
les habitants du Maharashtra. Se libérant de la tutelle
des Moghols, ils établirent un empire au 17ème siècle
et vassalisèrent les Etats de Baroda, Gwalior et Indore
pour constituer une confédération. Ils s'opposèrent également
aux Anglais, mais en vain, car ils finirent annexés par
l'Empire Britannique en 1818, après trois guerres qui s'étalèrent
sur 40 ans |
| Marathî |
Langue
indo-européenne parlée au Mahârâsthra |
| Marmas |
Points
vitaux de l'organisme. Un coup qui y est donné d'une
certaine façon peut neutraliser ou tuer l'adversaire |
| Marwar |
Région
de l'ouest du Rajasthan, entre les Monts Aravalli et le désert
de Thar. Autrefois, cette région constitua un Etat indépendant,
du 14ème au 18ème siècle, dont Jodhpur était la
capitale. Une fameuse école de peintures miniatures y
prospéra |
| Masala |
Mixture
de poudres d'épices variées servant à confectionner
sauces et curries. |
| Masala
dosa |
Crêpe
à la farine de riz et aux lentilles, fourrée de pomme de
terre |
| Mâtrikâ
(Sapta) |
La
Déesse est décrite sous la forme de Sept-Mères, appelées
les Sapta (= Sept) Mâtrikâ. Celles-ci, dans la création
par le Verbe, sont identifiées aux sept matrices ou
voyelles, base de tout langage, car la parole est la mère
de la connaissance. Les sept mères sont : "Puissance
de l'ëtre Immense" (Brahmânî), "Puissance du
souverain transcendant" (Maheshvarî),
"Puissance de l'adolescent" (Kaumarî),
"Puissance de l'immanent" (Vaishnavî),
"Puissance du sanglier" (Varatrî),
"Puissance du pouvoir" (Indrani),
"Destructrice des démons" (Châmundâ); Ganesh
les accompagne dans certaines représentations anciennes |
| Mâyâ |
Apparence
du monde et qui cache le jeu de la divinité, lîlâ.
c'est un terme du Vedanta dont la traduction la plus
simple est "illusion", caractère illusoire, ou
Pouvoir d'Illusion; se dit de la force, créée par le
monde des apparences qui oblitère la Pure Réalité et
fait voir les choses pour ce qu'elles ne sont pas. Mâyâ
est à la fois moteur et conséquence de l'ignorance ou
inconnaissance (Avidya). Maya est donc Pouvoir (Shakti).
C'est le Pouvoir de Maya qui crée les formes phénoménales,
mais en-soi, les phénomènes n'ont pas d'existence
propre. On peut donc dire qu'ils sont illusoires, mais il
est plus exact de dire qu'ils n'existent que sur le plan
relatif. Il n'y a, du point de vue de l'Absolu, qu'une
seule Réalité inconnaissable, désignée sous le terme
de Brahman. Cette Réalité est non-manifestée, sans
qualificatifs, sous-jacente à tout ce qui semble Etre. La
Manifestation est conditionnée; tous les phénomènes y
sont interdépendants et leur réalité n'est qu'apparente |
| Mayapatt |
Combat
individuel imaginaire dans le kalaripayatt |
| Mâyin |
Personnification
de Mâyâ l'Illusion; à voir sous l'angle où Mâyâ
agit, est à l'oeuvre dans la Manifestation |
| Melâ |
Grande
réunion religieuse ou, par extension artistique |
| Meru |
Montagne
mytique axe de l'univers |
| Modaka |
Friandise
sucrée, mets favori de Ganesh qu'il tient généralement
dans sa main gauche ou bien, moins fréquemment, dans sa
trompe; on dit aussi modaka-patra
ou modaka-bhânda.
Il s'agit d'un dessert constitué de riz et de sucre. Dans
certaines régions, la préparation de ce gâteau est
quelque peu différente d'où des noms également différents
: laddu,
payasam,
par exemple |
| Moha |
Erreur,
au sens ésotérique de l'erreur engendrée par le manque
de connaissance (Avidya) juste sur la nature ultime des
choses |
| Mohini |
Forme
féminine de Vishnou |
| Moksha |
Délivrance,
libération de la condition humaine habituelle, se
traduisant par la fin du cycle des réincarnations de l'
Atman. Moksha peut être atteint par les pratiques
yogiques ou tantriques, ainsi que par de nombreuses autres
voies. Mais toutes exigent un engagement total et...
beaucoup de temps, en fait, plusieurs vies
|
| Mooladhara
chakra |
Cf.
chakra |
| Mounchan |
Petit
bâton (trois mesures entre le pouce et l'index) |
| Mridangam |
Tambour
du sud de l'Inde. Il a deux faces ovales de taille différente
et on joue avec les doigts pour marquer le rythme de la
danse Bhârata-nâtyam |
| Mudrâ |
Geste
symbolique de la main porteur d'une signification globale
particulière, dans lequel l'orientation de la paume, la
disposition des doigts, etc. ont un sens symbolique. Trés
utilisés pour la représentation des déités bouddhiques
du Mahâyâna (mais également très employés dans le bhârata-natyam),
les mûdra symbolisent une attitude mentale et les
pouvoirs de cette divinité. Les mudrâ de Ganesh (qui ne
lui sont d'ailleurs pas spécifiques) sont habituellement
l' abhaya mudrâ (geste qui écarte la crainte) et le
varada mudrâ (geste qui accorde les dons, ou qui prodigue
les bienfaits). Dans l'abhaya mudrâ, la main est levée
à hauteur de poitrine, paume ouverte vers l'avant du
corps; dans le varada mudrâ, la main est orientée vers
le sol, paume ouverte vers l'avant du corps. |
| Muhammad
bin-Tughlûq |
Après
avoir assassiné son père, il transféra le siège du
gouvernement à Deogirî dans le Dekkan en 1327. Bien que
lettré, ce fut un souverain cruel. Il mourut des fièvres
dans le Sind. Il appartenait à la dynastie musulmane
turque de Delhi qui succéda à celle des Khaljî en 1320,
puis qui fut remplacée par celle des Sayyîd en 1398. |
| Mukteshvra |
Epithètes
de Shiva |
| Mukuta |
Chignon
porté par les ascètes; se dit ausi des diadèmes ou
coiffures portés par certaines divinités |
| Mumbai |
Nom
indianisé de Bombay |
| Muni |
Sage,
ascète |
| Murugan |
Nom
de Skanda en Inde du Sud |
| Mûshaka |
Rat
ou souris, monture (vâhana) habituelle de Ganesh |
| Mutter |
Pois |
-
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