| Sabzi |
Légumes
variés |
| Sadhu |
Ascète
renonçant (aussi écrit sadou) |
| Sag |
Epinards
des Indes |
| Sahasrâra |
Le
plus élevé des chakras |
| Samâdhi |
Extase
intérieure (entase) |
| Sambar |
Bouillon
fortement épicé |
| Sambar |
Bouillon
fortement épicé |
| Sâmkhya |
L'un
des six systèmes philosophiques orthodoxes (c'est à dire
conforme aux enseignements fondamentaux des Veda) de
l'hindouisme, certainement le plus ancien, puisqu'il
daterait de l'époque du Bouddha. Le Sâmkhya est athéiste
; il enseigne que le monde est composé de deux entités :
la Conscience (Purusha)
de nature passive (inactive), et la matière (Prakriti)
de nature dynamique. La rencontre de ces deux entités
produit le monde phénoménal. Prakriti se caractérise
par ses modalités d'être : rajas, tamas, sattwa |
| Samosa |
Pâté
fourré aux légumesd ou à la viande |
| Samsâra |
Cycle
sans fin des morts et des naissances en fonction des karma
accumulés. |
| Sandhyâ |
Rituel
brahmanique quotidien pratiqué au lever du soleil et au
crépuscule |
| Sanghom |
Groupe |
| Sanskrit |
Langue
d'origine indo-européenne ayant évolué de façon
savante pour exprimer les idées complexes nécessitées
par la philosophie, la religion et la métaphysique des
textes sacrés anciens (Veda, Upanishad, etc.). |
| Sanyasin |
Ascète
vagabond |
| Saptamâtrikâ |
Les
Sept Mères ( mâtrikâ) portent les noms suivants : Brâhmî,
Mâheshvarî, Kaumârî,Vaisnavi, Vârâhî, Indranî, Châmundâ |
| Saptapâdi |
Rituel
de mariage dit des "sept pas" autour du feu sacré
qui consacre l'union |
| Sarasvati |
Déesse
de la sagesse, épouse de Brahmâ, déesse des lettres et
des arts. Sous sa forme voisine de Vak Devi, Sarasvatî
est la déesse de la parole. Elle est la Shakti de Brahmâ.
Elle est généralement représentée comme une belle
jeune femme assise, tenant un mâlâ, un livre et jouant
de la vînâ. La Sarasvatî est également une rivière,
mythique pour certains, ayant réellement existé à des
époques anciennes, associée au Gange et à la Yamunâ.
|
| Sat-Chit-Ananda |
Terme
sanscrit désignant l'état de création de l'univers
comme substrat de l'existence (Sat), de la Conscience (Chit)
et de l'Expérience ineffable (Ananda). Pour Shankarâchârya
, ce concept est similaire à celui de Brahman |
| Satî |
Coutume
poussant les veuves à s'immoler sur le bûcher funéraire
de leur époux |
| Sattwa |
L'un
des trois Guna. Pour Shri Aurobindo, sattwa est "le
mode de la lumière", "la force d'équilibre qui
se traduit qualitativement par le bien, l'harmonie, le
bonheur et la lumière" |
| Satyagraha |
Non
violence collective |
| Seer |
Poisson |
| Serpentine |
Pierre
tendre de couleur vert olive sombre servant à la
confection de statuettes en Orissa; les commerçants désignent
aussi sous ce nom une pierre dure de couleur jaune clair,
utilisée dans la sculpture de petites statuettes souvent
peintes |
| Shakti |
Energie
féminine, principe actif de toute divinité, contrepartie
"féminine" d'un Dieu (sa parèdre), en fait son
pouvoir de création, son énergie personnifiée, sans
laquelle il ne peut agir. Les Shakti les plus importantes
sont celles de Brahmâ (Sarasvatî), Vishnu (Lakshmî) et
Shiva (Pârvatî). Mais elles portent de multiples noms,
selon leurs qualifications : bienveillantes (Pârvatî, Umâ),
ou terribles (Durgâ, Kâlî)... Le rapport avec la Déesse-Mère
des civilisations méditerranéennes est évident. Le
culte de la Shakti est très répandu en Inde et ses
temples fréquentés par d'innombrables pélerins
|
| Shakti
Pîtha |
L'un
des nombreux (plusieurs dizaines, leur nombre varie selon
les sources) lieux sacrés où le corps démembré de la déesse
Satî, la première épouse de Shiva, retomba sur Terre |
| Shala |
Temple
monolithique se présentant comme un hall s'ouvrant par un
portique, avec une toiture en forme de carène de navire;
cette forme se trouve en particulier à Mahabalipuram |
| Shani |
Saturne,
l'une des neuf Planètes divinisées sous le nom des
Navagraha; Shani porte un trident, un arc et une lance; il
est le fils du Soleil (Surya). Le culte des Planètes est
présent dans tous les temples au Tamil Nadu où il a une
grande importance quotidienne et populaire. Neuf
circumbulations autour des socles où se tiennent les
statues des Planètes sont requis, ainsi que l'offrande de
neuf flammes |
| Shankarâchârya |
Mystique
du 8ème siècle, né au Kerala dans une famille de
brahmanes Nambutiri. Doué d'une pensée d'une dimension
sans égale, il approfondit et propagea la doctrine "advaita"
du Vedanta. Advaita signifiant "Un sans second",
cette vision ( darshana) de la Nature de la Réalité
Ultime, s'appuie sur le concept de Maya, pouvoir
d'Illusion qui déforme la Réalité. Shankarâchârya
voyagea de par tout le pays, fonda de nombreux monastères,
ainsi que les ordres monastiques majeurs, et fut l'auteur
d'ouvrages fondamentaux qui ont fait l'objet de multiples
exégèses et commentaires |
| Shankha |
Conque
marine, généralement présentée comme un attribut de
Vishnu |
| Shâstra |
Textes
sanskrits non religieux traitant des lois et du savoir |
| Shastra |
Traité
prescrivant la conduite juste. Ce sontdles textes non
religieux, bien que rédigés en sanscrit, et traitant de
philosophie
|
| Shekavatî |
Région
de l'est du Râjasthân (nord-ouest de Jaipur), célèbre
par ses haveli, maisons décorées ayant appartenu au 19 ème
siècle, et au début du 20 ème, à des hobereaux et
des grands bourgeois; l'agglomération principale de cette
région est Mandawa |
| Shenai |
Grand
hautbois de l'Inde du Nord |
| Sherstra |
Dieu
serpent |
| Sherwani |
Veste
ou manteau de cour |
| Shesha |
Serpent
céleste sur le corps lové duquel Vishnu repose endormi
entre deux périodes de Manifestation. De très belles
statues illustrant ce mythe se trouvent à
Bouddhanilkantha (Népal), Mahabalipuram (Tamil Nadu),
Badami (Karnataka, Vishnu assis et non couché), etc |
| Shikhara |
Tour
pyramidale aux arêtes curvilignes ou droites, surmontant
le garbhagriha du temple (tour-sanctuaire) dans les
temples du nord (style dit Nagara). Comparer avec vimâna
et deul. Le vimâna est une tour-sanctuaire en forme de
pyramide surmontant un temple de type dravidien dans le
sud de l'Inde. Le deul est le nom local en Orissa du
shikhara : construit sur un plan carré, il possède
alors des arêtes curvilignes |
| Shiva |
Principal
dieu hindou, Shiva est le principe destructeur. Mais il
est aussi créateur, car le monde est un cycle perpétuel
de création-destruction. Shiva assume plusieurs fonctions
: Shiva, c'est l'ascète parfait, auquel se réfèrent
tous les renonçants. Shiva, c'est la puissance de procréation
adorée en tous lieux sous sa forme symbolique de lingam.
Enfin Shiva, sous sa forme de Shiva Nâtarâja , est le
divin danseur qui, par son mouvement, crée et détruit
les mondes |
| Shivaite |
Adorateur
de Shiva. Certains adorateurs de Shiva sont des saddhus
(ascètes)errants. Ils sont souvent nus, brandissent un
trident, ont les cheveux longs, quelquefois tressés (jata);
ils se couvrent de cendres sacrificielles (vibhuti). Plus
communément, on reconnaît les Shaiva aux trois grands
traits horizontaux de cendres (ou de pâte de santal) en
travers du front, le tripundraka,
que porte leur dieu. Ces traits représentent les trois éléments
du phonème OM |
| Shiva
Nataraja |
Shiva
sous la forme du Roi (Râja) de la danse cosmique. Sa
danse d'un dynamisme total s'inscrit dans un halo de
flammes (prabhamandala). Son pied gauche est levé. Dans
sa main droite, il tient un damaru, petit tambour à deux
faces, avec lequel il rythme la destruction des mondes.
Une autre main tient levée une flamme, symbole de la
Connaissance. Une autre, encore, fait le geste ( mudra) de
l'"absence de crainte" ( abhaya), cependant que
la dernière est souplement tournée vers le pied levé.
Le pied au sol foule Apasmara, le Nain de l'Epilepsie,
symbole de l'ignorance (avidya) qui attache au Monde. Le
visage du Dieu est serein, et son regard intériorisé.
Coiffé d'un chignon (jata-mukuta) fermement tressé, sa
chevelure s'orne du croissant de lune. Les flots du Gange
(la déesse Gangâ est quelquefois figurée dans la
chevelure) s'écoulent de chaque côté de la tête |
| Shiva
Natesha |
Synonyme
de Nâtarâja |
| Shiva-Shakti |
Nature
androgyne de la divinité |
| Shiva
Tandava |
Shiva
sous la forme de la Danse de la Destruction; la
destruction est nécessaire pour que la création puisse
se produire dans la conception cosmogonique hindoue. Shiva
est le Dieu des yogî car, au plan microcosmique
"humain", la destruction (de nos désirs et
attachements, etc.) est nécessaire pour renaître à des
réalités supérieures (Moksha, libération). |
| Shûdra |
Membre
d'une des 4 principales castes, composé à l'origine des
serviteurs des 3 autres castes (brahmanes, kshatriya,
vaishya) |
| Shvétâmbaras |
Secte
jain prédominante |
| Siddha |
Maître
yogique |
| Siddhi |
Pouvoir,
réussite; mais le terme est généralement pris dans un
sens ésotérique (par exemple, la pratique de certaines
formes de Yoga développe des "pouvoirs") |
| Sitâ |
Epouse
de Râma, héroine du Râmâyana |
| Skanda |
Fils
de Shiva donc frère de Ganesh, né, dit-on, directement
d'une émission de semence de son père (c'est à dire
sans intervention féminine - son nom signifie d'ailleurs
"Jet de Sperme"). Egalement nommé Kârtikeya
("Fils des Pléiades" - le groupe d'étoiles),
Subrahmânya ("Cher aux Brahmânes", Inde du
Sud), Kumâra ("L'Adolescent"), Murugan
("Le Garçon" en Inde du Sud), etc.; le Mahâbhârata
mentionne 31 de ses noms
|
| Smarta |
Culte
rituel des Pañcha-Devata (Cinq Divinités, considérées
comme les principales) |
| Soma |
Nectar
mytique des dieux, élixir d'immortalité |
| Stéatite |
Pierre
tendre dite pierre de savon (soap stone) |
| Stûpa |
Monument
commémoratif typiquement bouddhiste, de forme hémisphérique,
avec une base carrée. Le stupa est plein, mais il
contient, en principe, des reliques sacrées. Sa partie
sommitale comporte un nombre variable de parasols portés
par un mât. On trouve des stûpa importants au Sri Lankâ
(où on les nomme dagoba),
au Népal (Swayambûnâth et Bodnâth près de Kathmandu),
en Indonésie à Java (Borobudur), et bien entendu en Inde
(Sanchi, Sarnath, Bodhgayâ) |
| Sunyata |
Vide |
| Sûrya |
Divinité
du soleil; on s'accorde à penser que Sûrya serait
d'origine perse; il est représenté fréquemment chaussé
de bottes de cavalier. Il parcourt le ciel sur son char
tiré par sept chevaux, guidés par l'aurige Aruna. Le célèbre
temple de Konarak (Orissa) est dédié à Sûrya |
| Sushummâ |
Canal
central d'énergie, le plus important des Nadi, qui véhicule
l'énergie de vie (prana) purifiée. Chez l'homme qui n'a
pas régularisé, équilibré, les énergies de tamas et
de râjas qui circulent respectivement par Ida Nadi et
Pingala Nadi, le canal de sushumna ne fonctionne pas |
| Sûtra |
Aphorismes
par lesquels se déroule une doctrine |
| Svastika |
Croix
dont les extrémités sont coudées vers la droite, la
swastika est la représentation figurée du char solaire.
C'est un symbole bénéfique remontant à la plus haute
antiquité; elle est souvent dessinée sur les murs extérieurs
des maisons. Son utilisation dévoyée sous forme de la
croix gammée des nazis l'a rendue impopulaire en Europe |
| Svayambû-mûrt |
Né
de lui-même, se dit de certaines statues particulièrement
vénérées, auxquelles on prête de grands pouvoirs; généralement,
ce sont des lingam qui sont svayambû-mûrti, mais on
connait également les Ganesh svayambû-mûrti |
| Svetâmbara |
Ceux
qui sont vêtus de blanc. Dans la religion Jain, il y a
deux branches : les "svetâmbara", majoritaires,
et les "dîgambara" ("Ceux qui sont vêtus
de ciel", c'est à dire qui sont nus), qui suivent
une voie particulièrement ascétique |