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| V.T. |
Abréviation
de Victoria Terminus, une des gares de Bombay |
| Vâhana |
Animal
symbole, véhicule (monture) du Dieu. Les représentations
des divinités sont fréquemment associées à un animal
(presque toujours le même) qui les accompagne et/ou
qu'elles chevauchent. Certaines sont bien connues, hormis le
rat (souvent on dit la souris, c'est plus sympathique,
probablement) de Ganesh; par exemple l'oie ou hamsa de Brahmâ,
l'aigle blanc à tête humaine Garuda de Vishnu, le paon
appelé Paravânî de Skanda, le lion (parfois un tigre) dénommé
Manashtâla de Durgâ, le taureau nommé Nandi ou parfois
Vrishaba de Shiva, le chien de Bhairav, les deux éléphants
de Gaja- Lakshmî, l'éléphant blanc céleste à quatre défenses
ou Airâvata de Indra, le buffle de Yama, la tortue de
Yamuna, le makara ou monstre ressemblant au crocodile de
Gangâ, le bélier d' Agni, le crocodile de Varuna, le cygne
de Sarasvatî, le cheval de Kubera, le daim de Vâyu, le
lion noir de Rahu, le vautour des Planètes Ketu et Shani,
etc. Le sens symbolique à accorder aux vâhana est assez
obscur et fait davantage l'objet de spéculations que de
certitudes; peut-être s'agit-il de fusions entre des
divinités védiques (non-autochtones) avec des divinités
totémiques dravidiennes autochtones... |
| Vajra |
Instrument
de bronze dans le culte du bouddhisme du Tibet, en forme de
court bâton, caractérisé par ses extrémités à
plusieurs pointes réunies. Le vajra symbolise la stabilité
et le caractère indestructible de l'esprit, lorsqu'il est
fermement établi dans la vacuité (sunyata) |
| Vâlmiki |
Auteur
du Râmâyana |
| Vâmana |
Le
Nain. Sous la forme inattendue d'un nain, cet avatâra de
Vishnu se présenta à la cour du roi Bali. Celui-ci était
en fait un démon qui faisait subir son joug à toutes les
crétures existantes. Vishnu-Vamâna demanda au roi de lui céder
un peu de terre, ce qu'il pourrait parcourir en trois pas.
Le roi trouva la prétention insignifiante et donna son
accord. Alors, Vishnu-Vamâna grandit démesurément,
prenant ainsi sa forme de Trivikrama : d'un pas, il enjamba
les Mondes crées, d'un second pas il franchit les Enfers,
et du troisième il engloba les Cieux. Le roi Bali,
reconnaissant le Seigneur Suprême, se prosterna |
| Varada
mudra |
Geste
qui accorde les dons (les faveurs) du dieu. La main droite
est paume ouverte vers l'avant, doigts pointés vers le bas |
| Varâha |
Sous
la forme d'un sanglier, cet avatâra de Vishnu sauva la
Terre qui avait été enfouie dans les profondeurs de l'Océan
par le démon Hyranyâksha |
| Varnas |
Les
4 castes. Littéralement varna a le sens de catégorie.
Initialement, furent définies quatre varna : les
Brahmanes (prêtres, détenteurs du pouvoir spirituel), les
Kshatriya (guerriers, nobles, détenteurs du pouvoir
temporel), les Vaishya (commerçants, adonnés au secteur
productif), et les Sudra (travailleurs, agriculteurs), les
plus nombreux. Le principe des castes est indissociable de
la notion du karma. Par la suite, naquit l'idée des
hors-castes (intouchables) pour les gens dont le métier est
considéré comme particulièrement impur (métiers du cuir,
nettoyage, etc.). Les quatre grandes castes initiales se
sont subdivisées en une multitude de sous-castes. La notion
(et surtout les conséquences sociales) des castes a
toujours paru particulièrement injuste aux occidentaux, par
le clivage et les fortes inégalités qu'elle entraîne,
ainsi que par les blocages structurels. Les Indiens, surtout
ceux des castes supérieures, évidemment, sont moins catégoriques.
La caste développe, en effet, de fortes synergies
d'entraide entre ses membres. En tout état de cause, la
société moderne tend progressivement à atténuer les
aspects les plus choquants du système, surtout en milieu
urbain
|
| Varuna |
Divinité
védique et hindoue des eaux, et
de la mer et père de la déesse Lakshmî. En tant
que Dikpala, il est le régent de l'ouest de l'Univers. On
le représente accompagné ou monté sur un makara |
| Vasana |
Désirs
de s'exprimer, de se manifester, inhérent à toute forme de
vie; si les conditions extérieures ne s'y prêtent pas, les
vasana restent à l'état latent |
| Vatakan |
Nord |
| Vâyu |
Divinité
védique du Vent, serviteur du Roi des dieux, Indra. Il
porte la parole (Vak). Il est le père de Garuda, le véhicule
de Vishnu. En tant que Dikpala , Vâyu est le régent du
nord-ouest de l'Univers et on le représente accompagné
d'un daim (ou antilope). Il tient un étendard. |
| Veda |
Les
plus anciens textes de l'Inde, considérés comme la révélation
et le fondement de la civilisation indienne. Littéralement,
Veda signifie "Ce qui a été vu", vu ou plutôt
directement perçu par l'intuition supérieure des Rishis,
les sages visionnaires de l'antiquité. Ce corpus de textes
religieux est considéré comme "révélé" par
les Dieux. Initialement, ces textes furent transmis de maître
en maître oralement, avant d'être consignés par écrit
quelques siècles seulement avant notre ère, probablement.
La tradition dit que les Veda expriment les lois même de la
Création : c'est d'ailleurs Brahmâ qui a créé l'univers
en récitant les quatre Veda par ses quatre bouches. Du plus
ancien au plus récent, les quatre Veda sont : le Rig Veda,
le plus important, avec ses 1017 hymnes dont plus de la
moitié sont adressés à Indra et Agni; le Yajur Veda, qui
décrit les rites sacrés et, en particulier, les sacrifices
rituels; le Sâma Veda, consacré aux chants religieux, et
enfin l'Atharva Veda, traitant de prières et de formules
magiques |
| Vedânta |
Un
des six systèmes philosophiques. Ethymologiquement, Vedanta
signifie "fin des Veda". Le Vedanta est l'un des
six courants de pensée (darshana) reconnaissant l'autorité
des Veda. Le Vedanta traite essentiellement de l'identité
fondamentale du Brahman et de l'Atman. Le Vedanta ne
constitue cependant pas une pensée unique. Le Maître le
plus connu reste Shankârâcharya qui exposa la doctrine de
l'Advaita Vedanta. Mais divers auteurs expriment des points
de vue autres : Râmânuja défend l'idée de trois entités
distinctes (le Brahman, les entités individuelles et le
monde matériel), c'est le Vishishtâdvaita ou monisme différencié.
Madhva est tout à fait dualiste (dvaita), retrouvant plus
ou moins les principes du Sâmkhya où le Jîva (le principe
individuel, l'âme, si l'on veut) est irréductiblement séparé
de la Création (Prakriti), etc.
|
| Venugopâla |
Forme
de Krishna (avatâra de Vishnu), en tant que divin vacher
jouant de la flûte pour charmer les bergères de Vrindâvan,
son village natal |
| Vihâra |
Monastère
bouddhique. On en voit de nombreuses ruines sur des sites très
anciens comme Ajanta et Ellora (Maharashtra), Sanchi (Madhya
Pradesh), Udayagiri (Orissa), Sarnath (Uttar Pradesh), etc. |
| Vijayanagar |
Après
le repli des envahisseurs musulmans, qui avaient ébranlé
la plupart des royaumes du sud de l'Inde (1311, 1326), le
royaume de Vijayanagar fut fondé en 1336. Sa capitale fut
Hampi (Karnataka), au centre du Dekkan. Il étendit
cependant son influence au Tamil Nadu. |
| Vimana |
Sanctuaire.
En Inde du sud, le vimâna est la tour qui surmonte le
sanctuaire des temples |
| Vîna |
Instrument
de musique à cordres, dédié à Sarasvatî, déesse du
savoir et des arts. Il comporte sept cordes métalliques,
deux caisses de résonance et un long manche. La vînâ
est l'attribut caractéristique de la déesse Sarasvatî,
Shakti de Brahmâ. Une forme de Ganesh, Ucchista Ganapati,
porte également la vînâ |
| Vinâyaka |
Grand
Chef, titre
donné à plusieurs dieux qui ont le pouvoir d'écarter les
difficultés, comme Garuda, mais surtout Ganesh. Pour la
mythologie bouddhiste ancienne, Vinâyaka est un démon qui
crée des obstacles pour éloigner le pratiquant du chemin
de la délivrance (Nirvana). En fait, ce sens ancien a évolué
et Ganesh est devenu pour les bouddhistes l'un des
protecteurs du dharma : par sa puissante présence au seuil
des temples, il écarte les esprits malfaisants, aidant les
fidèles dans leurs prières, tout comme les divinités
terribles |
| Vishnou |
L'un
des 3 grands dieux indien, le Préservateur. Vishnu est le
principe de Conservation : c'est la force par laquelle se
maintient l'univers. L'importance de Vishnu est considérable.
En effet, ses avatâra successifs, dont les plus connus sont
Rama et Krishna, figurent parmi les mythes fondateurs les
plus forts de l'hindouisme populaire. Leur culte dévotionnel
est ce que l'on appelle la bhakti, amour illimité du fidèle
pour le divin. L'iconographie de Vishnu est relativement
complexe, mais les images du dieu présentent généralement
les mains tenant la conque et la roue (chakra) |
| Vyâsa |
Sage
mythique, dont l'existence historique est cependant
probable; il est crédité de la rédaction de nombreux
textes sacrés et en particulier de l'épopée du Mahâbhârata
qu'il dicta à Ganesh. |
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