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Il existe en Inde,
dans l'enceinte du palais décrépi du défunt radjah de Badalpour,
un petit jardin où une jeune occidentale vient régulièrement se
ressourcer, car Zahr, fille de sultane et descendante d'un des
derniers souverains de Constantinople, est aussi fille de radjah,
et donc de cette terre indienne.
Son histoire est
celle d'une femme qui, en venant au monde, a tout perdu: son nom,
son prénom, son âge, son pays, ses parents. Sa mère, ayant fui
l'Inde, l'a confiée avant de mourir à une famille adoptive. Une
fois adulte, Zahr se lance dans la quête désespérée de sa véritable
identité sans laquelle elle a l'impression de ne pouvoir
commencer à vivre.
A vingt et un ans,
après bien des années de recherches, elle retrouvera son père
et son pays. Elle découvrira une famille déchue depuis l'indépendance
de l'Inde et une communauté musulmane minoritaire et persécutée.
Ses habitudes occidentales choquent et lui valent maintes
rebuffades. En outre, elle n'est qu'une femme et, à ce titre, n'a
guère de droits. Mais elle a enfin trouvé le bonheur d'avoir une
famille et un père qu'elle adule. Jusqu'à ce que son univers s'écroule
à nouveau et qu'elle soit obligée de tout quitter.
Vingt ans plus tard
elle revient et, après bien des luttes, finit par comprendre que
ces "appartenances" auxquelles chacun s'accroche ne sont
en fait que des béquilles qui aident à tenir debout, des barrières
qui limitent, souvent même des oeillères qui aveuglent.
A présent, libérée
de ses fantômes, Zahr pourra-t-elle partir vers d'autres
horizons, légère, enfin prête à danser sa vie?
L'auteur Kenizé
Mourad a été journaliste et a travaillé pendant douze ans comme
grand reporteur spécialisée dans les affaires du Moyen-Orient et
du sous-continent indien. Elle a consacré à l'histoire de sa
famille, il y a dix ans, un célèbre roman: De la part de la
princesse morte (Laffont) qui s'est vendu à plusieurs millions
d'exemplaires. Le jardin de Badalpour est le second volet de cette
saga familiale.
Du même auteur:
• De la part de la princesse morte, Robert Laffont 1987, et
Livre de Poche N° 6565.
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