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Réalisation:
Digvijay Singh
Interprètes:
Nitya Shetty, Anant Nag, Mita Vasisht, Shilpa Navalkar
Scénario:
Digvijay Singh Photographie: Mark Lapwood
Musique:
Manesh Judge, Noorullah Lodhi
Durée:
113'
Dates
de sortie: (Belgique) 09-01-2002 France 25-07-2002
Cliquer
sur l'affichette pour la voir plein écran
Dans
son village rural d’Inde, Maya, jeune fille de 12 ans, vit
sereinement la fin de son enfance. Elle passe la plupart de son
temps avec son cousin Sanjay. Tous deux jouent des tours au
domestique de la maison et vivent mille aventures dans la forêt
voisine. Cependant, leur amour quasi fraternel va être bouscullé
par le destin cruel de Maya. Effectivement, lorsque d’une
jeune fille devient pubère, elle est alors la victime d’un
rite ancien et brutal qui la fait devenir femme…
Sur
un joli dégradé orangé, des enfants se gavent de bonbons...
Le réalisateur Digvijay Singh pose un regard enfantin et coloré
sur eux deux, cousins à l’amour fraternel prononcé. De là,
on découvre le cercle familial aisé et les habitudes de tous
ses membres. S’enclenche un long chemin vers l’inadmissible,
vers la tradition, vers le passage de l’état de fille à
celui de femme pour une gamine de 13 ans qui ne sait même pas
qu’elle vient d’avoir ses premières menstruations. Au
regard empli de questions de cette enfant s’opposera le
monologue maladroit de ses tuteurs qui pour répondre à la
tradition comme on accomplit un devoir organiseront la célébration.
Mais plutôt que célébration, il faudrait employer acte
odieux, barbare, tradition séculaire qui éventre à tout
jamais l’intimité d’une gosse qui n’a rien demandé et
qui va, tel un animal vers l’abattoir, recevoir le coup de grâce
qui mettra définitivement fin à son innocence!
Il
y a de très bonnes choses dans MAYA comme l’inéluctable
force que l’on trouve dans la véracité de certains rites
toujours perpétrés dans certains pays. Il y aussi ce regard
posé, pudique et pré-pubère que le réalisateur installe sur
son histoire. Il y a aussi les couleurs chatoyantes qui
renforcent le décalage. Il y a ce désir de situer l’action
au sein d’une cellule familiale sans problème, aucun. Il y a
cette amitié entre deux petits êtres qui se verra bafouée à
tout jamais à cause de sévices!
Néanmoins,
si on sort effrayé de la projection, on se sent également pris
de regrets. Effectivement, si la lente progression dramatique
aboutit à ce moment de bestialité, on regrette fort amèrement
que le metteur en scène ne s’attarde pas plus sur la
reconstruction ou la destruction psychologique de Maya. Certes
la cérémonie est finie, les us ont pris leur droit, l’enfant
est brisé, mais et après? Et si dans cette horreur, le réalisateur
nous donnait une réponse à cet état, à l’image de cette
fille éteinte. A la renaissance, il a préféré le constat.
C’est un choix. Facile?! Peut-être! Mais certainement pas dénué
de violence. A nous de l’accepter ou pas.
Site
officiel
http://www.kundalinipictures.com
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Télérama
- Pierre Murat
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Dénonciation
calme et radicale des viols rituels en Inde.
Un
petit village indien. Maya, 12 ans, habite chez son oncle
et sa tante, plus riches que ses parents. Sa vie est
heureuse, elle mange à sa faim, elle joue avec son cousin
Sanjay. Un jour, curieusement, tout change. Son oncle et
sa tante partent retrouver le père et la mère, qui
discutent avec eux d'une "cérémonie" et voient
un prêtre qui en fixe la date. Le jour dit, pour plaire
à Dieu, Maya, parce qu'elle est nubile, est violée par
les quatre prêtres du temple...
Cette coutume, interdite par le gouvernement, se pratique
encore. Plus l'enfant est jeune, plus elle sera aimée des
dieux et fera, donc, la fierté de sa famille. Le
(premier) film de Digvijay Singh a la force des dénonciations
tranquilles. Il n'en rajoute pas : il filme des toits écrasés
de soleil, les jeux d'enfants qui ne savent pas encore
qu'ils vont quitter l'enfance. Et l'angoisse du sexe.
Symbolisée par des lézards qui font curieusement peur à
l'oncle dans sa sieste et à la tante dans la voiture.
Alors que les enfants, eux, jouent à être effrayés par
un serpent qui, dans une forêt, glisse entre leurs
jambes.
Cette apparente neutralité rend encore plus
insupportables les quelques cris entendus en off,
alors que, pas loin du temple, les femmes festoient, elles
qui ont eu sûrement aussi leurs vies brisées. Le seul
espoir réside dans le garçon, Sanjay. Il ne comprend
pas, d'abord, pourquoi ses parents le considère comme un
petit, alors que sa cousine moins âgée que lui, est
devenue une "grande". Lorsqu'il l'entrevoit, il
jette, avec un copain, des morceaux de viande crue au
visage du prêtre, outré. Et c'est à coups de baffes
qu'on le sépare de sa cousine. Il est déjà homme sans
le savoir, pour s'être heurté à l'horreur, tandis
qu'elle n'a pu que la subir. Voilà un beau film calme et
terrifiant qui fustige des traditions imbéciles.
Pierre Murat
Indien
(1h58). Réalisation et scénario : Digvijay Singh. Image
: Mark Lapwood. Montage : Bridget Lyon. Son : Philippe
Heissler. Avec : Nitya Shetty (Maya), Nikhil Yadav
(Sanjay), Viranda Saxenda (le prêtre du village). Prod. :
Dileep Singh Ratore et Emmanuel Pappas. Distr. : Ad Vitam.
Télérama
n° 2741 - 27 juillet 2002
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Cinélibre
- Fanny Leys
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Arrive
la fête des Naïdus, fête décidée d'ailleurs presque
par fantaisie. Peut-être est-ce aussi là ce qui provoque
notre incompréhension, la rare et seule faiblesse de ce
très beau film
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MAYA
- Nitya Shetty
Nitya
Shetty is an extraordinary 10-year old who has been acting since
the age of five in Telugu language films, commercials and
television serials in India. With 16 films in the last 5 years,
her talent does not go unnoticed. In 1999, the state of Andhra
Pradesh honored Nitya with the Best Child Actor Award for her
work on Channi Channi Asa in which she portrayed a Cancer
patient. Her current film, Devadu, has been highly successful
and is receiving critical acclaim. Nitya, though very passionate
about being an actor, hopes to become a Computer Engineer.
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