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Mousson
à Chennaï
La mousson est
le nom d'un système de vents périodiques, actif particulièrement
dans l'océan Indien et l'Asie du sud. Le mot mousson
proviendrait du mot arabe mausim qui signifie saison. Le
mot est également employé pour indiquer la saison durant
laquelle ce vent souffle dans le sud-ouest de l'Inde et les régions
adjacentes et qui est caractérisée par des précipitations très
fortes, et aussi pour nommer les précipitations qui sont associées
à ce vent.

Il est aussi souvent appliqué
aux inversions saisonnières de direction du vent le long des
rivages de l'océan Indien, particulièrement dans la mer d'Oman,
qui souffle du sud-ouest pendant six mois et du nord-est pendant
l'autre semestre.
La " mousson définit un
vent qui change de direction avec les saisons. Les moussons se développent
en raison des caractères changeants de la pression atmosphérique
provoqués par le taux de réchauffement et de refroidissement
varié des masses terrestres continentaux et des océans. Les
moussons les plus fortes et les plus connues sont celles qui
affectent l'Inde et le sud-est de l'Asie. La mousson d'été, qui
souffle du sud-ouest à travers l'Océan Indien, est extrêmement
humide. La mousson d'hiver, en revanche, souffle du nord-est et
est généralement sèche.
L' Inde et l'Asie du Sud Est se
trouvent entre les centres des zones de climats tropicaux et
subtropicaux. Pour une grande partie de l'année, et en
particulier pendant l'hiver, les alizés du nord-est soufflent à
travers la région, de la haute pression subtropicale à la basse
pression équatoriale. L'origine de ces vents est l'intérieur des
terres continentales et sont généralement secs. Pendant les mois
d'été cependant, les grands masses terrestres de l'Asie et du
sub-continent indien chauffent, produisant une région
continentale saisonnière de basse pression. Le flux de l'air
s'inverse et le vent souffle du sud-ouest à travers l'Océan
Indien, accumulant une quantité considérable d'humidité qui est
déposée en tant que lourdes précipitations pendant la saison
des pluies à partir de mai jusqu'à septembre.

Mumbai Juillet
2005
Les scientifiques ont joint le développement
du phénomène de vent des moussons au-dessus de l'Inde pendant
l'histoire de la Terre au soulèvement de l'Himalaya et du Plateau
Tibétain, qui se sont produits il y a environ 20 millions d'années,
quand l'Inde est entrée en collision avec le continent asiatique.
Depuis que le système des
moussons est mieux compris, sa définition a été élargie pour
inclure presque tous les phénomènes liés au cycle annuel du
climat dans les régions tropicales et subtropicales de l'Asie, de
l'Australie et de l'Afrique, et dans les mers et les océans régionaux.
Ces régions connaissent les cycles climatiques les plus vigoureux
et les plus spectaculaires de notre planète, la Terre.

Dans le cas de l’ Inde, la
mousson est particulièrement forte car les vents venant de la mer
vont se heurter d’abord à la chaîne des Ghats sur la côte
ouest puis à l’ Himalaya et au plateau tibétain. Ces hauts
reliefs amplifient en effet les ascendances et les précipitations.
La mousson est attendue à partir de la fin du mois de mai sur la
cote ouest (Mumbai, Goa). Elle déverse ses eaux d’abord sur la
chaîne des Ghats. Le Sud Est de l’ Inde est moins touché par
la mousson. Le reste du pays est arrosé de manière assez irrégulière.

En raison de l’inertie
thermique, le contraste thermique, entre la terre estivale
surchauffée et l’océan hivernal frais, est à son apogée,
environ six semaines après le solstice d’été.
L’intensité de la mousson est
la plus forte en Juillet puis décroît lentement à mesure que le
continent asiatique se rafraîchit pour s’arrêter entre fin
Septembre et fin Octobre.

Mousson à
Bachodi
Les trois quarts des précipitations indiennes tombent pendant
la mousson d’été. La ville de Cherrapundji dans le nord est du
pays est la plus arrosée au monde. Il y tombe en moyenne cinq mètres
d’eau pendant les deux seuls mois de Juillet et d’Août et
douze mètres d’eau en un an.
Cette ville détient le record mondial de précipitations: il
était tombé un peu plus de vingt quatre mètres d’eau en un an
du 01/08/1860 au 31/07/1861. Ces pluies diluviennes combinées
avec la fonte des neiges himalayennes provoquent les crues
catastrophiques du Brahmapoutre et les inondations du Bengladesh.
Aussi bizarre que cela puisse paraître, la ville de Cherrapundji
peut également connaître des périodes de pénuries d’eau. Les
fortes précipitations apportées par la mousson ruissellent et 2
mois après la fin de la mousson le manque d’eau peut se faire
sentir

Photo satellite
de la mousson en 2000

Mousson à Shilarajnagar
Le mariage des
moussons


A
New Delhi, dans une demeure fastueuse, la famille Verma est réunie
au grand complet à l'occasion du mariage d'Aditi, leur fille.
Venus d'Amérique et d'ailleurs, ses membres savourent le plaisir
d'être ensemble, mais les non-dits et les secrets de longue date
resurgissent d'un passé qu'ils croyaient enfoui. Tandis que la fête
se prépare dans la hâte, sous le regard inquiet du maître de céans,
le ciel s'obscurcit à l'approche de la mousson. En coulisse, les
couples se font et se défont et les langues se délient. Lorsque
la pluie déchaîne enfin toute son ardeur, elle provoquera
passions, révélations et délivrance. Mais dans la grande
tradition du Penjab, tout se termine par des chants, des danses et
des rires.
Mira
Nair, réalisatrice à la double culture, diplômée des Universités
de Delhi et de Harvard, a réalisé des documentaires avant de
faire Salaam Bombay (1987), son premier long métrage, pour lequel
elle a reçu, entre autres, la Caméra d’Or à Cannes. Suivront
des films tels que Mississipi Masala (1991), The Perez Family
(1995), Kama Sutra : A Tale of Love (1996) et My Own Country (pour
la chaîne américaine HBO).
Le
Mariage des Moussons, dont l’ébauche fut le documentaire The
Laughing Club of India, fut primé au festival de Venise en 2001
par le Lion d’Or. Brillante récompense pour la réalisatrice,
quand on sait que le dernier réalisateur indien à avoir reçu ce
prix prestigieux était Satyajit Ray pour L'invaincu, il y a
quarante ans.
Le
film de Mira Nair, loin des images d’Epinal sur les films
indiens, donne un aperçu de la société, et principalement d'une
famille du Penjab dans l'Inde d'aujourd'hui. Contrairement à de
nombreux films sur les indiens, qui furent montrés sous l’angle
de la pauvreté et de la misère, Mira Nair s’est penchée sur
une Inde " bourgeoise ", moderne et mondialisée.
Elle y fait aussi, en parallèle, le portrait d’une classe
moyenne en devenir. A ce titre, le film devrait être diffusé
dans les écoles afin de faire découvrir la confrontation entre
la culture et la modernité, voire de l’influence de la culture
mondiale sur les cultures.
 


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