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 1. Initiation à la musique    2. Glossaire    3. Festivals

 4. Quelques musiciens indiens           5.Influences

Ravi  Shankar et Georges Harisson à l'hôtel Taj Mahal
Ravi Shankar et Georges Harisson à l'hôtel Taj Mah

INFLUENCES

L' Inde a inspiré de nombreux musiciens occidentaux. Nous vous proposons de découvrir l'influence exercée sur les Beatles.


> The Beatles

 

The Beatles and Donovan

The Beatles and Donovan

 

A 140 km au Nord de Pondichery, se trouve Mamallapuram. Ce fut une des étapes (avec Rishikesh) du séjour des Beatles en Inde en 1968.
On retrouve dans l'oeuvre des 4 de Liverpool de nombreuses traces de l'influence Indienne.
Voyons le déroulement de ce séjour qui se termina rapidement mais qui ouvrit toute une génération à la culture indienne tant à l'époque était grande l'influence des Beatles sur la jeunesse anglo-saxonne.

16 Février 1968
George Harrison, sa femme Pattie (futur Mrs Eric Clapton), John Lennon et sa femme Cynthia arrivent en Inde et prennent la route de Rishikesh où ils suivent un stage de méditation transcendentale sous la directiondu Yogi "Maharishi Malesh".

19 Février 1968
Paul Mc Cartney, sa fiancée Jane Asher, Ringo Starr et sa femme Maureen décolent de Londres pour l'Inde.

1er Mars 1968
Ringo et Maureen quittent Rishikesh beaucoup plus tôt que prévu. Ils n'apprécient pas l'endroit que Ringo qualifie de camp de vacances à la Butlin (équivant populaire anglais du Club Méditerranée).

26 Mars 1968
Paul et Jane à leur tour quittent l'Inde pour revenir à Londres.

12 Avril 1968
John, Cynthia, George et Pattie reviennent à Londres en reprochant au Yogi d'avoir voulu approcher d'un peu trop près l'actrice Mia Farrow qui participait au même stage qu'eux. Plein d'humour John écrira Sexie Sadie en "hommage" au Maharishi.

Durant ce séjour, nos quatre amis ont beaucoup composé. A leur retour en Angleterre, ils passeront le week-end du 30 Mai dans la maison de campagne de George "Kinfauns" à Esher dans le Surrey pour enregistrer 23 démos qui constitueront la base de l'Album Blanc.


• Cry Baby Cry (John)
Child of Nature (John) futur Jealous Guy (Ra 3)
• The continuing story of Bungalow Bill (John)
• I'm so tired (John)
• Yer Blues (John)
• Everybody's Got something to hide except me and my monkey (John)
• What's the new mary Jane (John)
• Revolution (John)
• While my guitar gently weeps (George)
• Circles (George). Morceau qu 'il enregistrera en 82 en solo
• Sour Milk sea (George) morceau donné à Jackie Lomax
• Not Guilty (Georges) sorti en solo en 79
• Piggies (Georges)
• Julia (John)
• Blackbird (Paul)
• Rocky Raccoon (Paul)
• Back in USSR (Paul)
• Honey Pie (Paul)
• Mother's nature's son (Paul)
• Ob La Di Ob La Da (Paul)
• Junk (Paul) sorti en solo en 70
• Dear Prudence (John)
Sexy Sadie (John) (Ra3)

> L'Inde dans l'oeuvre des Beatles

 

The Beatles et leur Yogi

The Beatles et leur Yogi


Within You Without You (Ra 3)
L'enregistrement a débuté le Mercredi 15 Mars 1967. Au tabla Natver Soni membre de l'Eastern Music Circle de Londres.
Autres musiciens d'origine indienne ayant participé à l'enregistrement: Amrat Gajjar au dilruba et PD Joshi au swordmandel.


The Inner Light
Enregistré le vendredi 12 Janvier 1968 à Bombay (Mumbaï).
Profitant de l'enregistrement de son album Wonderwall, George réalise plusieurs ragas (morceaux traditionnels Hindu) destinés à figurer sur des prochains albums des Beatles. Seuls les instruments sont enregistrés à Bombay, la voix sera ajoutée lors des séances des 6 et 8 février à Abbey Road.

 

Après John Lennon, assassiné en 1980, 
le Beatle George Harrison s’est éteint à 58 ans. Il est parti rejoindre John au paradis des rock stars 


C'était un passionné d'Inde qui avait fait découvrir la civilisation indienne à des millions de jeunes occidentaux dans les années 60.

Très tôt dérouté par les aspects futiles de la Beatlemania, il cherchera à trouver un écho à sa tristesse congénitale, à donner un sens à la superficialité de son adulation planétaire. C'est à travers la musique, celle de Ravi Shankar, qu'il s'orientera vers les chemins de Katmandou ou, plus exactement, de Rikikesh, où se situe l'ashram de son guru, le fameux (grâce à lui) Maharishi Mahesh Yogi. 

Star tiers-mondiste. Mais autant que son attrait pour les ragas, qui résonnent en lui comme le souvenir de mélopées d'existences antérieures (il croit fermement à la métempsychose), c'est son blues constitutif, cette empathie existentielle avec les souffrances humaines, qui va l'amener à devenir la première rock star tiers-mondiste.

Dès 1965, les prémices en apparaissent sur Norwegian Wood, où il tient la première partie de sitar de l'histoire du rock. L'année suivante, sur Revolver, c'est la révélation. Devenu le protégé - en même temps que l'amplificateur - de Ravi Shankar, George n'enregistre pas moins de trois de ses compositions en compagnie de musiciens indiens, fondant de facto ce qu'on nommera bien plus tard la world music. Il récidive l'année suivante dans Sergent Pepper avec Within You, Without You, dont l'argument résume mieux encore qu'All You Need Is Love, le credo de l'été de l'amour hippie: «With our love, we can change the world.»

Malgré le fiasco partiel du séjour des Beatles en Inde, George ne reniera jamais son triple attachement à l'hindouisme, à la musique indienne, aux pauvres et aux souffrants. Ses classiques au sein des Beatles (While My Guitar Gently Weeps, The Inner Light, Here Comes the Sun, Something), comme son triomphal triple album solo de 1970, All Things Must Pass, et ses tubes mondiaux, My Sweet Lord, What Is Life, Isn't It a Pity (tous les titres sont parlants), sans oublier les suivants (Give Me Love, Dark Horse, Learning How to Love You, Cloud Nine), portent tous la marque, mélodiquement et thématiquement, de sa profonde nostalgie, de sa distance, de son détachement, mais aussi de sa sensibilité au moindre détail, à ces petites choses, dont les grandes sont certes faites, mais qui sont aussi notre lien à cet univers auquel il nous sait - nous sent - si inexorablement enchaînés.

Yves Bigot       1/12/2001  Libération

Hommages unanimes à Georges Harrison

La gentillesse et la chaleur de George Harrison, mais aussi son humour et sa foi, sont unanimement évoquées au lendemain de la mort à Los Angeles de l'ex-Beatle, qui a succombé à un cancer à l'âge de 58 ans.

Amis d'enfance, proches, hommes politiques et fans rendent un hommage unanime à George Harrison, décédé jeudi 29 novembre. Tous évoquent la gentillesse et la chaleur du guitariste des Beatles.

Deux de ses anciens proches, Michael Palin, l'un des fameux Monty Python dont George Harrison avait financé un film, et surtout Paul McCartney, l'un des deux ex-Beatles survivants, ont aussi évoqué son humour.

George Harrison "était surnommé le Beatle timide, mais en fait, quand j'étais avec lui, il n'arrêtait pas de parler, a raconté Michael Palin.

C'était un homme d'esprit avec un grand sens de l'humour."

"C'était un gars adorable et un homme très courageux, dotéd'un fantastique sens de l'humour", a renchéri Sir Paul en évoquant son "petit frère".

"Il a mené une longue bataille contre son cancer. Je l'avais rencontré la semaine dernière, et il était encore plein d'humour, comme toujours, a ajouté l'ex-Beatle. Malgré sa souffrance, il plaisantait encore, comme il l'a toujours fait."

Le batteur des Beatles, Ringo Starr, a regretté la disparition de "l'un de ses meilleurs amis". "Je l'aimais beaucoup et il me manquera profondément. Barbara (épouse de Ringo Starr) et moi envoyons notre amour à Olivia et Dhani (la femme et le fils de George Harrison)", a ajouté Ringo Starr, interrogé par l'agence AP.

La famille du guitariste a déclaré, dans un communiqué diffusé par la BBC, que George Harrison "a quitté ce monde comme il a vécu, conscient de l'existence de Dieu, sans peur de la mort et en paix". "Il disait souvent : "tout le reste peut attendre mais pas la recherche de Dieu, ni l'amour de son prochain"", a ajouté sa famille.

TONY BLAIR N'A "JAMAIS JOUÉ AUSSI BIEN QUE LUI"

Très attristé, Tony Blair a déclaré, avant un sommet irlando-britannique à Dublin, que sa génération "a grandi avec les Beatles".

"Leur musique, la personnalité des membres du groupe faisaient partie de notre vie", a ajouté le premier ministre britannique, âgé de 48 ans et qui avait lui-même chanté et joué de la guitare dans un groupe de rock durant son adolescence. "Je n'ai jamais joué de la guitare aussi bien que lui", a-t-il ajouté.

"Je crois que les gens seront très tristes d'apprendre la nouvelle de la mort de George Harrison. Iil faut souligner qu'il n'était pas seulement un grand musicien, mais qu'il a aussi fait un immense travail caritatif", a poursuivi M. Blair.

Tony Blair a ajouté qu'"il n'avait jamais eu la chance" de rencontrer le guitariste des Beatles.

POT-POURRI DES BEATLES À BUCKINGHAM

A Buckingham Palace, où la reine Elizabeth II se disait "très attristée", l'orchestre d'un régiment britannique a joué un pot-pourri des meilleurs titres des Beatles, en hommage au benjamin du groupe.

A Liverpool, où les "Fab Four" ont grandi et ont entamé leur carrière, le drapeau britannique, l'Union Jack, a été mis en berne sur l'hôtel de ville, et des livres de condoléances ont été ouverts, dès l'annonce de cette mort, vendredi matin.

Le maire de la ville, Gerry Scott, a évoqué "un homme chaleureux, pacifique, qui était plus qu'un musicien talentueux". "C'était un individu très humain et très attentionné. Il était particulièrement charmant au sein des Beatles", a-t-il ajouté.

George Martin, le premier producteur des Beatles, a salué "le merveilleux musicien et le formidable être humain" qu'était George Harrison, qui "a désormais atteint une dimension supérieure". Il "était le bébé des Beatles et, à l'inverse de Paul (McCartney) et de John (Lennon), il a connu des difficultés à développer ses talents d'écriture et à composer sa musique seul", a raconté Sir George.

Aux Etats-Unis, où George Harrison avait été soigné en vain dans plusieurs établissements, avant de mourir au domicile d'un ami à Los Angeles, l'un de ses cancérologues, Gil Lederman, a assuré que l'ex-Beatle "croyait que la mort faisait partie de la vie, il n'avait pas du tout peur de la mort".

LIONEL JOSPIN FAIT PART DE "SON ÉMOTION"

En France, le premier ministre, Lionel Jospin, a fait part, vendredi, de "son émotion" en apprenant la mort d'"une des plus grandes figures de la pop music". Il a salué "un guitariste impressionnant de maîtrise, (...) qui a su imprimer sa marque sur la sensibilité musicale de générations successives".

La mort de George Harrison vient "nous rappeler le legs des Beatles à la musique de notre temps", a déclaré, pour sa part, la ministre française de la culture et de la communication, Catherine Tasca. "Ma génération a grandi avec eux, a-t-elle ajouté, et avec la formidable révolution musicale dont ils étaient le symbole."

Le Monde 

Mort de George Harrison, un sage parmi les Beatles
Le chanteur et guitariste britannique est mort des suites d'un cancer le 29 novembre à Los Angeles. Il était âgé de 58 ans. De nature réservée, il dut se battre pour s'affirmer en tant que compositeur face à Lennon et McCartney.
Comme les Marx Brothers avant eux (John Lennon était un grand admirateur de Groucho), les Beatles s'étaient soigneusement réparti les rôles dès le début de leur ascension : John était l'écorché vif, Paul le playboy, Ringo le rigolo. A George revenait le personnage du sage, élément stabilisateur de la bande, jamais un mot plus haut que l'autre, attribution d'autant plus curieuse qu'il en était le benjamin. Cette image qui convenait finalement à son caractère réservé aura d'abord desservi Harrison (sa timidité l'empêchera longtemps de s'imposer face au tandem infernal Lennon-McCartney), avant de l'aider à surmonter sans doute mieux que les autres le trauma de la séparation du groupe : John et Paul déprimeront, Ringo s'abîmera dans l'alcoolisme, lui trouvera refuge dans un ermitage mystique, qu'il n'aura que rarement quitté jusqu'à sa mort, à l'âge de 58 ans, survenue le jeudi 29 novembre à Los Angeles.

Une photographie ancienne le présente gamin, à l'étroit dans son pull-over, terriblement appliqué sur son manche de guitare. Face au génie naturel de Lennon-McCartney, Harrison, pourtant cancre à l'école, incarne les valeurs du travail, de l'abnégation, du mérite. Ce fils d'un chauffeur de bus, né le 25 février 1943 à Liverpool, profite d'abord de l'esprit plutôt permissif de ses parents pour monter son premier groupe, les Rebels, à l'âge de treize ans. C'est aussi dans un bus qu'il se lie d'amitié avec Paul McCartney. Parrainé par son aîné, il devra gagner sa place au sein d'un ensemble de skiffle (style folk alors en vogue en Grande-Bretagne), les Quarry Men, fondé par un garçon tempétueux qui l'impressionne énormément, John Lennon. Là, il fait ses gammes à l'écoute des disques country de Chet Atkins, ou rockabilly, de Carl Perkins et Duane Eddy.

La suite, connue, appartient à l'histoire de la culture populaire du XXe siècle. Des quatre, c'est sans doute Harrison qui vivra le plus mal l'odyssée de la beatlemania, période de vexations pour lui. Alors qu'on l'entendait chanter dans les clubs de Hambourg, ville portuaire où, mineur, il fréquente la rude école de la vie au contact de marins saouls et de prostituées, le producteur des Beatles, George Martin, jugera sa voix trop faible et le découragera. Il devra souvent se contenter des miettes, c'est-à-dire les reprises (Chains, Everybody's Trying To Be My Baby, Roll Over Beethoven) et les chœurs. Pis, Lennon et McCartney n'accueilleront qu'avec une extrême parcimonie ses compositions – les premières, Don't Bother Me, I Need You, You Like Me Too Much, d'une touchante naïveté, ne pouvant effectivement rivaliser avec les leurs. Enfin, ses parties de guitare seront souvent étouffées, au mixage, par le jeu brouillon de Lennon.

Travailleur acharné, George ne cesse pourtant de progresser comme instrumentiste, trouvant son originalité dans un style économe et mélodique, et comme compositeur. Sa première chanson vraiment réussie est If I Needed Someone, dans l'album Rubber Soul (1965). Le motif orientalisant témoigne qu'à cette date son regard est déjà tourné vers l'Inde, qu'il découvre musicalement grâce à son amitié avec Ravi Shankar, puis, spirituellement, dans les stages de méditation transcendentale du Maharishi Yogi. Il introduit, avant les Byrds et les Rolling Stones, le sitar dans la pop en signant l'introduction de Norwegian Wood, puis écrit des airs inspirés du raga, Love You To et Within You Without You. Son intérêt pour le sous-continent le conduira à organiser, en 1971, le premier concert humanitaire du rock, en faveur du Bangladesh victime de la famine, lors de deux soirées au Madison Square Garden de New York. Un rendez-vous musical de premier ordre (Bob Dylan y fait son retour sur scène), mais inefficace : la plus grande partie de la recette n'arrivera jamais à destination, bloquée par le fisc américain, qui épluche alors les comptes d'Apple, la société créée par les Beatles. En 1981, elle sera enfin versée à l'Unicef.

Ayant acquis de l'assurance, Harrison livre quelques classiques des Beatles, While My Guitar Gently Weeps pour l'album blanc, Something ("la plus belle chanson d'amour du XXe siècle", selon Frank Sinatra qui l'interprète) et Here Comes The Sun pour Abbey Road. Sa frustration ne fait que grandir à mesure qu'il supporte de plus en plus mal l'omnipotence de McCartney : les quotas entre compositeurs, qui lui sont défavorables, l'obligent à tellement thésauriser qu'il publiera un triple album, All Things Must Pass, peu après la séparation des Beatles, en 1970. Celle-ci libère, dans un premier temps, sa puissance créatrice, stimulée par la fréquentation de Bob Dylan et d'Eric Clapton.

Après deux albums de musique expérimentale (Wonderwall Music et Electronic Sounds), que l'on qualifiera charitablement de curiosités, All Things Must Pass, produit par Phil Spector, est son sommet artistique. Une œuvre dotée d'une bien étrange pochette, puisqu'on le voit poser, barbe et cheveux proéminents, en compagnie de nains de jardin. Cette éclatante réussite est, hélas !, entachée en 1976, par une affaire de plagiat dans laquelle Harrison est condamné : son tube Hare Krishna, My Sweet Lord, s'avère être un décalque de He's So Fine, une chanson interprétée en 1963 par le groupe doo-wop féminin The Chiffons. Les malheurs de Harrison continuent puisque son meilleur ami, Eric Clapton, lui ravit sa femme, Patti, après lui avoir secrètement dédié Layla, hymne rongé par la culpabilité et le remords.

Après All Things Must Pass, les disques de Harrison, édités sur son label Dark Horse Records, seront au mieux plaisants (33 & 1/3, en 1976, George Harrison, en 1979). L'inspiration semble s'être dramatiquement tarie au point qu'il se consacre de moins en moins à la musique. Sa terreur des tournées, qui l'empêche de faire vivre son répertoire, n'arrange rien. Il est alors absorbé par ses activités de producteur de cinéma avec sa compagnie Handmade Films (qui financera des films de ses amis les Monty Python, et l'indigent Shanghai Surprise, avec Sean Penn et Madonna). Avec autodérision, Harrison fera une apparition dans le téléfilm All You Need is Cash, pochade hilarante, qui met en scène une formation fantoche, les Rutles, parodie de son ancien groupe. A l'écart du vedettariat, il cultive désormais ses deux passions, la formule 1 et le jardinage, et publie en 1979 ses Mémoires, I Me Mine.

Son retour au premier plan passera par des collaborations amicales. D'abord avec Jeff Lynne, le démiurge d'Electric Light Orchestra, un fan fétichiste des Beatles, qui lui offre un écrin idéal pour l'album Cloud Nine, en 1987. Plus de quinze ans après la séparation des Beatles, Harrison trône à nouveau au sommet des hit-parades grâce au single Got My Mind Set On You. Il joint ensuite une joyeuse assemblée de vétérans, les Traveling Wilburys, regroupant Dylan, Lynne, Roy Orbison et Tom Petty, pour laquelle il écrira un nouveau tube, Handle With Care. Les Japonais auront le rare privilège de l'entendre sur scène interpréter My Sweet Lord et Something.

Va-t-il renouer le contact avec ses anciens condisciples, fantasme récurrent des années 1970 ? L'assassinat de Lennon, le 8 décembre 1980, auquel il dédiera le poignant All Those Years Ago, sonne logiquement le glas de toute reformation. Harrison a d'ailleurs ce mot qui semble clore toute discussion : "Les Beatles ne se reformeront pas tant que John Lennon sera mort." Cette position sensée sera ébranlée par la gigantesque opération Anthology, à laquelle Harrison participe activement. Il se prête à des interviews filmées pour la série vidéo et rassemble ses souvenirs pour l'autobiographie des Fab Four. Les trois Beatles se retrouvent en studio, avec la voix post mortem de Lennon, pour deux chansons (Free as a Bird et Real Love), produites par Lynne, qui ne grandiront pas leur légende.

Harrison constatera à ses dépens qu'on ne s'affranchit pas facilement de la beatlemania. Le 30 décembre 2000, un déséquilibré confondant les Beatles avec des "sorciers" s'introduit dans son manoir de l'Oxfordshire et lui assène plusieurs coups de couteau. Harrison s'en sort pour constater avec humour que le déséquilibré avait agi "ni pour cambrioler ni pour une audition d'embauche dans les Traveling Wilburys". Huit ans auparavant, un fan américain transi avait été arrêté dans sa résidence avant qu'il ne passe à l'action. Dans le livre Anthology, le taciturne George, qui aspirait avant tout à la tranquillité, livrait, de loin, les réflexions les plus clairvoyantes sur le phénomène Beatles. Notamment celle-ci : "On était normaux, mais le reste du monde était fou."

Bruno Lesprit

Discographie

Chansons écrites pour les Beatles. Don't Bother Me (1963) ; I Need You, You Like Me Too Much, Think for Yourself, If I Needed Someone (1965) ; Taxman, Love You To, I Want To Tell You (1966) ; Within You Without You, Blue Jay Way (1967) ; The Inner Light, While My Guitar Gently Weeps, Piggies, Long, Long, Long, Savoy Truffle (1968) ; Only a Northern Song, It's All Too Much, Old Brown Shoe, Something, Here Comes the Sun, I Me Mine, For You Blue (1969).

Albums solos. Wonderwall Music (1968) ; Electronic Sound (1969) ; All Things Must Pass (1970) ; Living in the Material World (1973) ; Dark Horse (1974) ; Extra Texture (1975) ; 33& 1/3 (1976) ; George Harrison (1979) ; Somewhere in England (1981) ; Gone Troppo (1982) ; Cloud Nine (1987) ; Live in Japan (1992). Tous ces disques ont été réédités en CD et publiés chez EMI.

Maharishi Mahesh Yogi, gourou des Beatles et père de la méditation transcendantale, est mort.

Le Maharishi  s'est éteint à son domicile aux Pays-Bas, mardi 5 février, à 91 ans. Maharishi Mahesh Yogi a introduit en Occident la méditation transcendantale. Les Beatles lui avaient rendu visite à Bangor au nord du Pays de Gallesen 1967, puis en Inde à Rishikesh, il y a quarante ans, en 1968 en lui conférant une renommée internationale. 

Des images montrant les quatre musiciens assis en tailleur et vêtus de tuniques blanches, le cou ceint de couronnes de fleurs, avaient alors été diffusées dans le monde entier. Mahesh Yogi avait également transmis son enseignement aux Beach Boys et à Donovan qui l'avait représenté sur la couverture de "A gift from a flower to a garden" et lui avait dédicacé "Hurdy-Gurdy Man". 

George Harrison avait produit un album consacré à la méditation transcendantale. Moins respectueusement John Lennon l'avait attaqué dans "Sexie Saddie" suite aux accusations d'harcèlement proférées par Mia Farrow. 

Les Beatles avait également fait allusion à la méditation transcendantale dans "Across the universe" et "Fool on the hill"

Quelques mots du Maharishi au sujet des Beatles

                          Sa cérémonie de crémation

 

 

 

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(c) Pondichery.com 2008   François Schotte