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| Samporna-Sampoorna |
1
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| Sampoorna-Shadav |
6
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| Sampoorna-Auduv |
15
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| Shadav-Sampoorna |
6
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| Shadav-Shadav |
36
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| Shadav-Auduv |
90
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| Auduv-Sampoorna |
15
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| Auduv-Shadav |
90
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| Auduv-Auduv |
225
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Total de ragas dans un thaat : 484, qui font un total de ragas possibles dans 10 thaats de 4'840
Cependant, toutes ces combinaisons de sont pas toujours audibles. A une période donnée, il y avait seulement environ 350-400 ragas et parmi ces ragas seulement 100-150 étaient populaires. Avec le temps certains ragas sont plus appréciés, alors que d'autres tombent un peu dans l'oubli. Vous comprendrez qu'il est futile de dire qui a inventé un nouveau raga.

Le raga commence avec un aalap, lequel nous montre le raga sous différents angles avec une progression des swaras. Il n'y a pas de partie rhymique dans ce morceau. La clarté de chaque swara et la grammaire utilisée sont importants dans l'aalap. La partie rhytmique est introduite dans le jod-aalap. A la fin du jod-aalap le rhytme est très rapide, mais il n'y a pas d'accompagnement par un percussionniste.
Nous avons alors le vilambit tempo (lent) et drut tempo (rapide) avec accompagnement d'un percussioniste. Les compositions sont arrangées en différents temps et cycles appelés taals. Les contretemps sont développés à l'intérieur de ces compositions (taans).
Ensuite vient le jhala rapide, enrobé dans le temps cycle (taal) et finalement une fin pour terminer.
La partie rhytmique et la composition doivent être plaisantes pour que la partie jouée soit agréable. Ceci est un exercice très important et difficile qui différencie le maître du joueur occasionnel.
Kan, Meend (tiré de corde), Murki, Gamak, Khatka, Behalava, Ghaseet, Krintan (frappé), Jamjama et une grande variété de compositions sont utilisés pour embellir et orner les ragas. Ceci serait mieux illustré par une démonstration.

La partie cycle-temps est connue sous le nom de taal. Le taal a un tempo, des Matras ( temps, exemple d'unité pour mesurer le temps), un Sam (le temps le plus important, donnant l'impact initial) et des barres (Khali, Tali) partageant le cycle en impulsions. Les taals ont leurs syllabes (Bols) distinctes.
L'importance d'une pratique correcte (Riyaz)
Il n'est pas nécessaire de pratiquer 12 heures par jour comme le prônent certains artistes actuels ou du passé. Pour eux, cela était nécessaire car ils n'avaient pas nos moyens modernes comme l'enregistreur, CD, tabla électronique, etc ... Avec 4 heures de pratique sérieuse, les artistes d'aujourd'hui on atteint un bon niveau de maîtrise. L'étudiant doit développer une technique correcte par l'intermédiaire d'un bon professeur (Guru) et alors peut lui-même progresser et enrichir son style.
Le Shahnai (instrument à vent) dans les temples, l'orgue dans les églises prouvent l'importance de la musique dans les religions. Cependant la musique est au-delà des religions. Elle a une énorme capacité de rassembler les différentes religions ensemble. Nous avons des hindouistes chantant des compositions arrangées par des musulmans. Nous avons des musulmans chantant des prières pour Shri Krishna, Rama, Shankar, Ganesh, Saraswati, etc.
Nous pouvons prendre l'exemple du maître Ustad Allauddin Khan Saheb (le Guru de Pandit Ravi Shankar, Ustad Ali Akbar Khan , Pandit Nikhil Banerjee, etc...) et Pandit Lalji Gokhale (Disciple de Ustad Ahmad Jan Thirakwa) qui sont allés au-delà des religions en prouvant que la musique elle-même est religion. La musique classique indienne donne un effet relaxant, réduit les tensions et a été recommandée pour des patients souffrant de maladies du coeur, de pression artérielle élevée, de diabète, etc...
Chaitanya L. Koppikar (Traduit en Français par Jean-Paul Kuhni)
(Joueur de sitar, enseignant et disciple de Pandit Arvind Parikh, Pandit Bimalendu Mukherjee et Pandit K.G.Ginde)
Textes / infos: Chaitanya L. Koppikar (Traduction Jean-Paul Kuhni)