







les
villes de l'univers de Doc
Pondichery.com : Parlons maintenant des lieux où se passent vos
romans.
Madras (Nuit blanche à
Madras)
Je ne pouvais
commencer que par Madras, puisque c'est là-bas que j'ai séjourné
le plus longuement. J'habitais un quartier surtout peuplé de
brahmanes et j'ai fréquenté beaucoup de familles
du voisinage, très accueillantes. J'ai connu des
musiciens, des danseuses, des professeurs de danse, de chant, de
yoga. Et même si la plupart de mes cours se passaient en
anglais et en sanskrit, la dame qui tenait la maison, que je
louais avec d'autres, insistait pour m'apprendre des tas de mots
tamouls. Quand elle cuisinait, elle exigeait ma présence et me
donnait ainsi des cours de cuisine, en veillant avec autorité
à me voir tout noter. Elle vérifiait ensuite si j'avais bien
retenu et n'était pas la moins exigeante de mes profs !

La plage de Madras
Hyderâbâd
(Coup bas à
Hyderâbâd)
J'avais envie d'écrire
une histoire à l'ambiance des Mille et Une Nuits, avec palais
et bazars, en y intégrant des Indiens musulmans, qui sont une
composante intéressante de l'Inde et dont la présence confère
à cette région une couleur locale particulière. Je ne suis
pas retournée récemment à Hyderâbâd, mais il paraît que la
ville a beaucoup changé. Comme Bangalore, d'ailleurs, qui a décuplé
à cause d'une intense activité informatique et que j'ai
momentanément abandonnée pour Ootacamund (mon dernier livre),
puis pour Cochin, au Kerala
(où se passe mon prochain livre).


Hyderabad, capitale de l'
Andhra Pradesh
Mahâbalipuram
(Ramdam à Mahâbalipuram)
J'y suis allée
souvent et je trouvais que c'était l'endroit idéal pour cette
histoire d'amour non partagé et sans lendemain. Le choix
d'alterner un chapitre traitant du réel et du présent et un
chapitre fait des souvenirs d'une morte et de flashbacks était
risqué mais je n'ai pu y résister. Pour corser, il me fallait
à la fois un lieu de pélerinage et un personnage féminin lié
au monde touristique et à celui de la drogue et tout à fait éloigné
de la classe sociale de Doc.

Mahâbalipuram
Bombay (La morte du Bombay Express)
C'est peut-être
la ville la plus fascinante de l'Inde, parce que toute l'Inde y
est représentée et s'y retrouve. Elle peut paraître rébarbative
au premier abord, mais elle est animée d'un tel dynamisme, elle
recèle tant de rêves et de déchéances qu'on ne peut que
vouloir y raconter des histoires. J'y ai vu quantité de films
indiens abracadabrants et interminables et j'ai visité
Bollywood, mais ce jour-là les studios étaient en grève et
j'ai dû les imaginer en activité. Si, malgré les apparences,
je n'en donne pas une géographie précise, c'est voulu, parce
que mes livres ne sont pas des guides touristiques, mais plutôt
des condensés d'impressions. Quant au voyage en train, il n'est
pas, malgré le titre, entièrement inspiré d'A. Christie, mais
de mes multiples déplacements en train, qui sont chaque fois
une véritable aventure. Dix à douze heures de retard donnent
le temps de bien s'imprégner de l'ambiance qui règne dans ce
genre de microcosme.
Ootacamund
(Rififi à Ooty)
J'y ai séjourné
en hiver, aux environs de Noël. Je n'y ai pas vu tellement
d'Anglais, mais des cottages, des bungalows, des salons de thé
et une végétation étonnante.
L'occasion était trop belle d'y situer une intrigue à résonance
antiraciste et anticolonialiste.

Cottages à Ooty
Ponnani
(Malabar Connection)
Sortie
en juin 2004.Nous n'avons pas encore recueilli le sentiment de
Sarah Dars

le Collège de Ponnani