Mohhabbat. Son post synchronisé, toujours bien coiffés les poupons body buildés (c'est combien ton tour de biceps? combien, ton tour de biceps? ton tour de biceps?) barreaux visage derrière, défilé des piliers, défilé derrière les cintres, un regard (surtout ne pas fermer la bouche...), un orage, bleu coruscant, saree sous la pluie. Lui, en même temps que déchirante inattendue une voix nue, sans orchestre si ce ne sont les cris des autres qawals, âpreté du chant, râle rauque d'amour, souffle, émotion blanche. Elle plie la nuque que la main de l'homme a saisie.

^qawals, rauque du ^qawal

Encore. Désormais dans la fraîcheur d'un pays nordique, deux amis. Échange des rôles; le retour du même, un autre? Un type se sacrifie pour le type auquel il a sauvé la vie; deux amis, dont l'un va jusqu'à disparaître où l'autre apparaît. Devant la même femme. L'un, probablement muslim. Film qui emprunte son titre à un autre, titre écrit aussi en urdu, apparition de M.F. Hussain, le peintre craqué.

Faut qu'il y ait un mec en colère, qui rugisse Ne jamais complètement fermer la bouche, mordre, arracher la viande ou sourire, que cela saigne ou brille

Mohhabbat, starring Madhuri Dixit. Madhuri ? C'est vrai qu'elle est belle comme un éléphant J'ai pris des nouvelles du monde qui ne parle que de lui-même, M.-F. Hussain a ouvert la porte d'une de ses expositions, il a salué dans le film Madhuri Dixit qu'il voudrait peindre dans la vie puisque désormais il ne peint que des femmes au nom en M, M comme Madonna, M comme Mère Teresa, M comme Madhuri. Il l'a saluée comme dans la vie, mais quelle vie? Quelle vie? L'image. Elle est grande, elle emplit l'écran, Madhuri tourne son visage dans la lumière, d'un côté, de l'autre, la lumière ondule, diffuse. Faut qu'elle soit grande l'image, qu'elle nous enveloppe, rayonne, pour qu'on se roule dedans, s'en habille, y marche dedans, y marche dedans. C'est vrai qu'après le film, on est tellement empli de sa lumière, qu'on a envie comme le rickshaw wallah de coller son image partout, de la peindre sur les garde-boue de son two-wheeler pour dire au monde qu'on a vu, qu'on sait, qu'on peut maintenant marcher dans la lumière, même en plein trafic jam, même dans la fumée des hydrocarbures, même au milieu des blueline buses, même zigzagant entre les bullockcarts, entre les killer buses, coller son affiche partout. Même en plein trafic jam, même dans la fumée des hydro carbures, même au milieu des blueline buses, les killer buses, je marche dans la lumière, je marche dans la lumière.

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Ces pages ont été écrites et réalisees par Colette Mazabrard, à New Delhi, en mars 1998. Dernière mise à jour: 30 mai 1998. Vous pouvez, si vous le désirez, envoyer un commentaire.

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