Prenons un film, par exemple Aflatoon. Le héros sort de prison, il faudra ne pas y retourner (je dis ce que j'ai compris). Notre homme retrouve sa bande de copains, les voilà au sommet d'un building qui surplombe Bombay à planifier vols, truanderies, et les résolutions juré craché agenouillé aux pieds de sa mamaji s'envolent aussitôt. Au cours d'une orgie dans un hôtel, la bande surprend une conversation laissant miroiter la possibilité de dérober un énorme pactole. Affaire d'immobilier liée à une université. Voilà donc notre brunot à l'air toujours un peu hagard déguisé en professeur. Un professeur à biscotaux, capable au besoin d'enfourcher une moto - et voilà que ça tourne à la publicité pour la kawasaki bajaj kb 125 - pour foncer dans les escaliers de la faculté au secours d'une de ses élèves violentée par un étudiant. Freinage d'urgence et karaté. Filles à ses pieds, garcons vexés rêvant de vengeance, notre héros en vient à affronter son double (il y avait également un double dans l'autre film que j'ai vu ce jour-là à Ahmedabad, des ressemblances qui ne m'ont pas aidve à y voir clair), une espèce de bandit cape et canne, virevoltant mitraillette perforant hommes et femmes, violence et rictus, gentleman assassin. Le film prend des airs de dessin animé, de thriller ou de film de nos enfances. Semble parodier tellement de styles, le temps d'un clip, on peut commencer par des tambours du bronx, puis ça tourne à la scène de cabaret, en passant par des sons à la Queen, ça tourne aux incorruptibles, aux malfrats mafieux pour finir par ressembler à une publicité pour un club de musculation...(le nombre de clubs de body building en Inde..., c'est combien, ton tour de biceps? Combien, ton tour de biceps?)