Présentation avec la mousson en Inde !

La mousson est le nom d’un système de vents périodiques, actif particulièrement dans l’océan Indien et l’Asie du sud.

Le mot mousson proviendrait du mot arabe mausim qui signifie saison.

Le mot est également employé pour indiquer la saison durant laquelle ce vent souffle dans le sud-ouest de l’Inde et les régions adjacentes et qui est caractérisée par des précipitations très fortes, et aussi pour nommer les précipitations qui sont associées à ce vent.

Il est aussi souvent appliqué aux inversions saisonnières de direction du vent le long des rivages de l’océan Indien, particulièrement dans la mer d’Oman, qui souffle du sud-ouest pendant six mois et du nord-est pendant l’autre semestre.

La mousson définit un vent qui change de direction avec les saisons. Les moussons se développent en raison des caractères changeants de la pression atmosphérique provoqués par le taux de réchauffement et de refroidissement varié des masses terrestres continentaux et des océans.

Les moussons les plus fortes et les plus connues sont celles qui affectent l’Inde et le sud-est de l’Asie.

La mousson d’été, qui souffle du sud-ouest à travers l’Océan Indien, est extrêmement humide.

La mousson d’hiver, en revanche, souffle du nord-est et est généralement sèche.

L’ Inde et l’Asie du Sud Est se trouvent entre les centres des zones de climats tropicaux et subtropicaux.

Pour une grande partie de l’année, et en particulier pendant l’hiver, les alizés du nord-est soufflent à travers la région, de la haute pression subtropicale à la basse pression équatoriale.

L’origine de ces vents est l’intérieur des terres continentales et sont généralement secs.

Pendant les mois d’été cependant, les grands masses terrestres de l’Asie et du sub-continent indien chauffent, produisant une région continentale saisonnière de basse pression.

Le flux de l’air s’inverse et le vent souffle du sud-ouest à travers l’Océan Indien, accumulant une quantité considérable d’humidité qui est déposée en tant que lourdes précipitations pendant la saison des pluies à partir de mai jusqu’à septembre.

La mousson et la science

Les scientifiques ont joint le développement du phénomène de vent des moussons au-dessus de l’Inde pendant l’histoire de la Terre au soulèvement de l’Himalaya et du Plateau Tibétain, qui se sont produits il y a environ 20 millions d’années, quand l’Inde est entrée en collision avec le continent asiatique.

Depuis que le système des moussons est mieux compris, sa définition a été élargie pour inclure presque tous les phénomènes liés au cycle annuel du climat dans les régions tropicales et subtropicales de l’Asie, de l’Australie et de l’Afrique, et dans les mers et les océans régionaux.

Ces régions connaissent les cycles climatiques les plus vigoureux et les plus spectaculaires de notre planète, la Terre.

Dans le cas de l’Inde, la mousson est particulièrement forte car les vents venant de la mer vont se heurter d’abord à la chaîne des Ghats sur la côte ouest puis à l’ Himalaya et au plateau tibétain.

Ces hauts reliefs amplifient en effet les ascendances et les précipitations. La mousson est attendue à partir de la fin du mois de mai sur la cote ouest (Mumbai, Goa).

Elle déverse ses eaux d’abord sur la chaîne des Ghats. Le Sud Est de l’ Inde est moins touché par la mousson. Le reste du pays est arrosé de manière assez irrégulière.

En raison de l’inertie thermique, le contraste thermique, entre la terre estivale surchauffée et l’océan hivernal frais, est à son apogée, environ six semaines après le solstice d’été.

L’intensité de la mousson est la plus forte en Juillet puis décroît lentement à mesure que le continent asiatique se rafraîchit pour s’arrêter entre fin Septembre et fin Octobre.

Les trois quarts des précipitations indiennes tombent pendant la mousson d’été.

La ville de Cherrapundji dans le nord est du pays est la plus arrosée au monde. Il y tombe en moyenne cinq mètres d’eau pendant les deux seuls mois de Juillet et d’Août et douze mètres d’eau en un an.

Cette ville détient le record mondial de précipitations: il était tombé un peu plus de vingt quatre mètres d’eau en un an du 01/08/1860 au 31/07/1861.

Ces pluies diluviennes combinées avec la fonte des neiges himalayennes provoquent les crues catastrophiques du Brahmapoutre et les inondations du Bengladesh.

Aussi bizarre que cela puisse paraître, la ville de Cherrapundji peut également connaître des périodes de pénuries d’eau.

Les fortes précipitations apportées par la mousson ruissellent et 2 mois après la fin de la mousson le manque d’eau peut se faire sentir.